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Vivement du changement

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Photo Agence QMI, Joël Lemay

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Le statu quo ne peut plus durer dans le football universitaire canadien.

Le manque de leadership criant et l’indifférence dans le dossier du calendrier national étaient gênants. À partir de maintenant, le Sport interuniversitaire canadien (SIC) doit s’assurer de maintenir la flamme de l’homme d’affaires David Dubé allumée en initiant une première rencontre le plus rapidement possible. Il est impensable d’attendre à l’assemblée générale annuelle en juin pour discuter de la marche à suivre.

Les erreurs de stratégie, de communication et de perception du duo Dubé et Jim Mullin qui ont sondé le terrain auprès d’un groupe d’entraîneurs au lieu de rencontrer les directeurs sportifs et préparer leur projet en catimini ne doivent pas servir de prétexte pour ralentir le projet afin de s’assurer qu’il ne voit jamais le jour.

Délais serrés

Directrice exécutive de Canada Ouest, Diane St-Denis a très bien résumé la situation lors d’une récente entrevue. «On le doit à nos étudiants-athlètes de regarder le projet de près.»

Compte tenu des délais serrés, on convient qu’il serait hasardeux de démarrer un calendrier national dès la saison 2015 sans négliger des aspects importants.

Entre la crainte du changement érigée en système par le SIC et ses associations régionales et la vitesse grand V du secteur privé, il y a sûrement moyen de trouver un juste milieu.

Le football universitaire ne peut plus continuer de faire du surplace tout en espérant se développer et prendre la place qui lui revient sur l’échiquier sportif canadien. Dans cette optique, l’apport du secteur privé est essentiel dans un milieu où les budgets rétrécissent comme une peau de chagrin.

Si l’excellence louangé à grands cris par les membres de SIC n’est plus une priorité et qu’on veut simplement offrir un service aux étudiants comme certains le font déjà, pas de problème, mais il faudra toutefois avoir le courage d’afficher ses couleurs.

Problèmes majeurs

Malgré les faux pas, le projet a le mérite de s’attaquer à deux problèmes majeurs. D’une part, l’absence de parité qui existe principalement au Québec et en Ontario.

Un calendrier national ne règlera pas tous les problèmes de parité, mais il s’agirait d’un bon point de départ pour offrir un produit plus attrayant aux amateurs et aux télédiffuseurs.

La proposition a aussi le mérite de ne pas créer deux divisions, ce qui pourrait mener à la disparition de certains programmes, et de conserver intact le format éliminatoire de chaque conférence. Il est primordial de tenir compte de la réalité des plus petites institutions qui ne peuvent pas déménager comme dans le sport professionnel ou même dans le hockey junior.

D’autre part, l’absence de visibilité à la télévision nationale partout au Canada anglais est un autre problème important qui doit être réglé le plus rapidement possible. Au Québec, plusieurs ne réalisent pas l’urgence de la situation en raison d’un contexte favorable où la télévision nationale est présente depuis de nombreuses années dans un marché beaucoup plus captif qu’ailleurs au Canada.

Le train est en gare, mais n’y restera pas éternellement.