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Amédy Coulibaly a été enterré vendredi matin

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Photo AFP Avant d’être abattu par la police après le meurtre d’une agente à Paris, Amedy Coulibaly a dit appartenir à l’organisation État islamique.

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CRÉTEIL - L'assassin de la policière de Montrouge et de quatre Juifs dans un supermarché Hyper cacher à Paris, Amédy Coulibaly, a été enterré vendredi en début de matinée à Thiais (Val-de-Marne), a-t-on appris de sources concordantes, confirmant une information du parisien.fr.

«Il a quitté l'institut médico-légal de Paris en tout début de matinée», a indiqué une source policière. Une deuxième source policière a précisé qu'il avait été inhumé vers 6 h 00 du matin, dans le carré musulman du cimetière de Thiais.

Sa tombe est anonyme, comme celles des frères Kouachi, les auteurs de l'attaque contre Charlie Hebdo, selon des sources proches du dossier.

«Quelques membres» de la famille d'Amédy Coulibaly, seul garçon d'une fratrie de dix enfants, étaient présents, a indiqué une source policière. «Mais il n'y avait personne de la Grande Borne», le quartier réputé difficile de Grigny (Essonne), dont il est originaire.

Un important dispositif policier avait été mis en place pendant l'inhumation, a ajouté cette source.

Le service des cimetières de la Ville de Paris, dont dépend le cimetière de Thiais, a confirmé à l'AFP avoir été «saisi jeudi après-midi d’une demande de concession et d’inhumation pour Amédy Coulibaly, par la famille du défunt».

La ville explique avoir accepté cette demande, conformément à la loi, selon laquelle «la sépulture dans un cimetière d’une commune est due aux personnes décédées sur son territoire, quel que soit leur domicile».

Le jihadiste a été tué le 9 janvier à Paris au cours de l'assaut policier qui a suivi sa prise d'otages dans un supermarché cacher.

Le Mali avait refusé mardi soir au dernier moment d'accueillir sa dépouille, sans donner d'explication à son refus.

Chérif et Saïd Kouachi, responsables de l'attaque meurtrière contre Charlie Hebdo, ont été inhumés  le week-end dernier là où ils résidaient. Les municipalités de Gennevilliers et de Reims avaient exigé l'anonymat pour éviter que leur tombe ne deviennent un «lieu de pèlerinage».