/misc
Navigation

Belle et sexy, pourquoi pas ?

QMIPOW20150125
Photo Reuters La WTA n’hésite pas depuis quelques années à miser sur la beauté de plusieurs de ses joueuses, comme Eugenie Bouchard, pour vendre son sport.

Coup d'oeil sur cet article

Pas besoin de beaucoup pour créer une controverse avec la beauté et le charme sensuel (sex-appeal) des athlètes féminines, surtout lorsque les réseaux sociaux s’en mêlent.

Pas besoin de beaucoup pour créer une controverse avec la beauté et le charme sensuel (sex-appeal) des athlètes féminines, surtout lorsque les réseaux sociaux s’en mêlent.

Eugenie Bouchard l’a constaté encore une fois aux Internationaux de tennis d’Australie en ce début de saison. Ian Cohen, l’interviewer du tournoi, a créé une polémique en demandant à la Québécoise d’effectuer une pirouette de 360 degrés afin de montrer sa tenue vestimentaire.

Bon, admettons que la question manquait de finesse et de ruse. Comme beaucoup d’hommes et de femmes (oui, oui) dans le stade, Cohen s’est réjoui qu’Eugenie, à l’aise ou pas avec sa proposition, s’exécute. Assurément, cet admirateur ne voulait pas voir ce qu’elle portait pour son match. Cohen préférait le contenu au contenant.

Et si la question avait été posée par une femme, disons, Hélène Pelletier (RDS), aux Internationaux de Montréal, aurait-elle causé autant d’émoi? Absolument pas! J’en suis convaincu. La demande aurait été interprétée comme un clin d’œil à la beauté d’Eugenie. Il y aurait bien eu des féministes pour s’indigner, des hommes aussi, mais fort probablement que la planète tennis ne se serait pas emparée de cet incident. Des excuses seraient exigées de Cohen que je ne m’en étonnerais pas.

Un élément vendeur

Une joueuse de tennis peut-elle exceller tout en étant belle et sexy? La réponse est oui. Doit-on reconnaître son intérêt pour la beauté de l’athlète et ne pas s’en cacher? La réponse officielle risque de se transformer en un non. Un non hypocrite, mais un non quand même.

Pourtant, la WTA n’hésite pas depuis quelques années à miser sur la beauté de plusieurs de ses joueuses pour vendre son sport. C’est une raison pour l’augmentation des cotes d’écoute à la télévision, de la plus grande générosité des bourses, du plus grand nombre de spectateurs. Bien entendu, la qualité du jeu, l’impression qu’un très bon joueur social peut s’en inspirer restent des raisons de première importance. Beaucoup d’amateurs aiment le tennis féminin à cause de la longueur des échanges alors que, chez les hommes, ils ne s’éternisent pas autant.

La WTA profite de tous ses atouts pour mousser sa popularité. Elle publie d’ailleurs un calendrier; elle demande à ses filles de participer à des défilés de mode et elle ne les réprimande jamais pour des photos audacieuses.

Les athlètes prennent également des initiatives. Eugenie a publié des photos de sa personne en bikini sur des réseaux sociaux.

La poupée russe

Bouchard ne se veut pas la seule à comprendre qu’elle tient un as dans son jeu qui lui permettra de gonfler généreusement ses revenus. Eugenie marche dans les traces de la Russe Maria Sharapova. Ce duo ne constitue pas un cas unique quand on regarde Ana Ivanovic, Maria Kirilenko, Elena Dementieva et Caroline Wozniacki, entre autres.

Il fut un temps où les gradins se remplissaient quand Martina Hingis, Gabriela Sabatini et, surtout, Anna Kournikova, la poupée russe, s’amenaient sur le court. Le sex-appeal du tennis féminin a grandement profité de l’invasion des joueuses des pays de l’Est.

N’allons pas croire que les spectatrices ne ressentent pas de petits frissons quand Roger Federer et Rafael Nadal s’exécutent dans un tournoi.

Il ne faut cependant jamais l’avouer. Quant à moi, Eugenie n’a pas à se priver d’exécuter quelques pirouettes. Je ne regarderai pas dans une autre direction.


Maurice, une page est tournée

Maurice Dumas, confrère au quotidien Le Soleil, a pris sa retraite après une longue carrière. Je l’ai affronté sur le terrain pendant les années des Nordiques dans la LNH. Maurice affiche son air bougon qui reflète rarement son humeur sauf lorsqu’on lui vante les qualités du Parti libéral ou la magnificence du Canadien. Un mot résume son long parcours journalistique: crédibilité. Quelque chose me dit qu’on le reverra dans un rôle relié aux sports.

Brodeur s’accroche

Je trouve dommage de voir des athlètes s’accrocher après une glorieuse carrière. C’est le cas du gardien Martin Brodeur. Il a marqué l’histoire du hockey à sa position, gagné la coupe Stanley et divers trophées. Si les Blues de Saint-Louis n’avaient pas eu recours à ses services, il n’aurait probablement pas joué une partie cette saison. À 42 ans, Martin devrait emprunter une nouvelle route à moins d’accepter le rôle de gardien réserviste. Il ne sera jamais oublié et le Temple de la renommée du hockey ne tardera pas à lui ouvrir ses portes.

À surveiller

Il ne se passe pas une journée sans qu’on apprenne qu’un boxeur a confié la gérance de sa carrière à Al Haymon. Son entreprise compte maintenant 150 boxeurs et elle détient des ententes avec des réseaux de télévision. Il n’est pas un inconnu, loin de là. Adonis Stevenson s’est entendu avec lui l’automne dernier. Pour Yvon Michel, Haymon est un homme d’affaires brillant, influent, et pas un de ses boxeurs ne s’est plaint de ses services dans le passé.