/finance/business
Navigation

Cliffs se met à l’abri de ses créanciers au pays

Cliffs se met à l’abri de ses créanciers au pays
Photo courtoisie

Coup d'oeil sur cet article

Le producteur de fer et charbon Cliffs Natural Resources vient de placer ses filiales canadiennes sous la protection des tribunaux.

La minière américaine a annoncé mardi qu’elle a obtenu de la Cour supérieure l’autorisation de à se placer sous la Loi des arrangements avec les créanciers des compagnies. Les filiales sous protection comprennent Bloom Lake General Partner et Cliffs Quebec Iron Mining.

En novembre, Cliffs a cessé la production de sa mine de fer du Lac Bloom, au Québec, après avoir vainement essayé de vendre une participation de 30 % dans la mine. Le président de Cliffs, Lourenco Goncalves, avait alors affirmé à Reuters qu’une demande de protection des activités canadiennes était sur la table, afin de protéger les actifs de la compagnie aux États-Unis.

Cliffs évalue les coûts de fermeture de la mine du Lac Bloom dans une fourchette de 650 millions $ à 700 millions $ US. Environ 450 millions $ US sont liés à un contrat avec la Quebec North Shore and Labrador Railway, une division d'Iron Ore du Canada, elle-même contrôlée par la minière Rio Tinto.

L’analyste Michael Gambardella de la firme JP Morgan a estimé à la mi-janvier que Cliffs pourrait ramener ses coûts de fermeture de la mine du Lac Bloom sous les 100 millions $ US en ayant recours à la protection de la cour.

Le cabinet FTI Consulting Canada de Toronto a été nommé par la cour pour superviser le processus de réorganisation de la compagnie, qui a débuté mardi à Montréal.

Avec Reuters