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Il nie avoir battu sa fille parce qu’elle parlait avec un gars sur internet

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SAINT-HYACINTHE | Un homme de confession musulmane, accusé d’avoir battu sa fille pendant cinq heures parce qu’il l’a surprise à discuter sur MSN avec un homme, nie avoir été violent. Il dit l’avoir seulement repoussée.

Il s’agit d’une version très différente de celle de la victime. Lors de son témoignage le 19 décembre, celle-ci avait rapporté que son père refusait qu’elle parle à des garçons. Après l’avoir surprise en train de parler à un homme sur MSN, il lui aurait dit: «Tu es juste une hostie de chienne, tu parles à un gars. Je te renie, tu n’es plus ma fille.» Selon la victime, il l’aurait ensuite battue pendant plusieurs heures, en plus de la menacer de mort.

Le père affirme être arrivé à la maison le 29 août 2011 à une heure où il n’y était pas d’habitude. Il dit avoir vu sur l’ordinateur une conversation de sa fille avec un homme dans la trentaine qui avait des tatouages et une casquette.

Il lui aurait demandé qui était l’homme et elle lui aurait dit: «Ne regarde pas ça, c’est à moi, il ne faut pas que tu lises.»

Le père affirme que sa fille lui a sauté dans le dos, à plusieurs reprises, parce qu’elle ne voulait pas qu’il lise.

«Chaque fois, je la prenais par en dessous des bras et je la remettais à sa place.» Il dit avoir été «sidéré» par le contenu de la discussion et a parlé d’un «vocabulaire dégradant».

Il nie avoir frappé sa fille

Le père a nié, à maintes reprises, avoir frappé sa fille. «Le seul contact que j’ai eu, c’est quand je la retenais. Jamais je n’aurais osé la frapper, a-t-il dit en sanglotant.»

Sa fille aurait tenté de fuir en sortant par le garage. Il a dit l’avoir prise dans ses bras et l’avoir serrée contre lui, pendant qu’elle se débattait et était hystérique. «Si elle n’avait pas tenté de se sauver, j’aurais juste confisqué l’ordinateur et je serais parti, affirme-t-il. J’avais peur qu’elle aille retrouver l’homme vu dans l’ordinateur.»

Refus de la mère

Il voulait confier l’ado à sa mère, sur son lieu de travail, pour qu’elle la surveille, mais cette dernière a refusé. Il l’a amenée à son travail, où il n’y aurait eu aucun épisode violent, contrairement à ce que prétend la présumée victime.

La procureure de la Couronne, Me Marie-Claude Morin, a mentionné que le récit du père comportait plusieurs invraisemblances. Elle espère que le tribunal croira la version selon laquelle il se serait emporté en croyant que sa fille se dévergondait sur internet.

Le juge Marco LaBrie, de la Cour du Québec, va mettre l’affaire en délibéré. Il doit rendre son jugement le 9 avril.

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