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L'intégrisme n'est pas un choix personnel monsieur Couillard !

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L’intégrisme n’est pas un choix personnel !

Je suis désolé, monsieur Couillard mais l’intégrisme n’est et ne sera jamais un choix personnel comme vous l’avez affirmé. L’intégrisme est une absence de choix, un manque de choix. C’est ce qui reste quand les autres options de vie n’existent plus, quand les portes de la société se referment les unes après les autres.

Et ce, pendant que le gouvernement promet un « plan d’action » pour lutter contre l’intégrisme religieux et empêcher les actes terroristes. Faudrait se décider, c’est soit un choix personnel ou on vous suit dans cette lutte contre cet intégrisme religieux.

Philippe Couillard n’arrête pas là. Il ajoute même que ce choix doit être respecté dans la mesure où il respecte la loi. Mais quelle loi ? Celles dans lesquelles vivent la majorité des Québécois où celle interprétée par des fous furieusement fanatiques qui n’ont que faire de l’égalité entre hommes et femmes par exemple?

On travaille toujours à Québec sur un projet de loi portant sur la neutralité religieuse de l’État. Il est même dit qu’il n’est pas « exclu qu’il soit présenté lors de la présente session ». À cela s’ajoutent une nouvelle politique en matière d’immigration et un groupe de travail sur la lutte contre l’intégrisme (tiens tiens, l’intégrisme n’est plus un choix). C’est assez impressionnant. Pendant que le reste du monde semble vouloir agir, au Québec on pense, on cogite, on tergiverse.

Et la sécurité dans tout ça ?

Parce que c’est ce sur quoi le premier ministre du Québec a insisté. Il dit même avoir entendu le même mot lors de ses rencontres en Europe : sécurité, sécurité et encore sécurité ! C’est beau ça. C’est encore plus joli quand il ajoute que même si c’est un aspect important, ce n’est pas le seul aspect. Il faut prévenir, détecter et poser de multiples actions. Mais faut-il encore donner les moyens à ceux qui en sont chargés de le faire adéquatement.

Rigueur budgétaire ou austérité, choisissez ce qui vous convient, le gouvernement actuel a décidé de couper dans le budget de sa police nationale, la Sûreté du Québec. Il a mis à sa tête une maudite bonne police. Il lui a ensuite confié le mandat de devenir administrateur et de gérer les coupes tout en lui demandant d’être à la hauteur en matière de sécurité envers la population.

Il ne suffit pas de mentionner que nos forces policières sont en lien constant avec les SPVM et les forces fédérales. Il faut leur donner les moyens de veiller au grain ici, au Québec. À moins que l’on concède au fédéral la responsabilité de la prévention et de l’action. Ça ferait tellement plaisir à un certain premier ministre du Canada. Il faut agir et être sur le terrain ici, au Québec. « On est quand même bien armés » d’ajouter monsieur Couillard.

Sauf que pour l’instant, sans les budgets nécessaires, nos armes se limitent aux intentions, aux déclarations et à la préparation d’un projet de loi. Pendant ce temps, en France, en Belgique et ailleurs dans le monde on intervient.

Nous n’avons heureusement pas encore vu d’illuminés armés de kalachnikovs au Canada et au Québec. Non, ici, ce sont des voitures à St-Jean-sur-Richelieu et un vieux fusil de chasse à Ottawa qui tuent des symboles, un à la fois. Des morts au nom d’un choix fait par des personnes dont on a pu prévenir, détecter ou empêcher les actions meurtrières.

Pourtant la mort reste la mort, la peur aussi par ailleurs. Que ce soit dans les locaux de Charlie Hebdo à Paris ou un stationnement de centre commercial à St-Jean-sur Richelieu.

Alors ce choix, on fait quoi avec ?