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Guérette dénonce l’inaction de Labeaume

Guérette dénonce l’inaction de Labeaume
DANIEL MALLARD/JOURNAL DE QUÉBEC/AGENCE QMI

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La conseillère Anne Guérette, qui représente les citoyens du Vieux-Québec, dénonce l’indifférence du maire Labeaume face au sort réservé à L’Hôtel-Dieu.

Mardi, le maire de Québec a fait bien peu de cas de la disparition de la vocation hospitalière du seul hôpital du centre-ville, annoncée par le ministre de la Santé Gaétan Barrette.

«Je ne veux pas me mêler de ça. Moi, je ne suis pas un médecin, je suis juste un maire. Quand il y aura des changements et qu’ils seront certains de ce qu’ils vont faire, on avisera!», avait-il déclaré.

Une réaction «inadmissible» selon la conseillère d’opposition qui l’accuse de se défiler, alors qu’il avait pourtant déjà milité pour conserver une vocation hospitalière à cet endroit.

«Ça ne le regarde pas?Tout à coup, notre maire qui se mêle de tout et qui va même jusqu’à acheter un appareil médical de 5 millions de dollars avec notre argent ne se mêlera pas de ça?»

«Ce qui m’apparaît clair, c’est que le maire ne veut pas froisser les politiciens qui lui ont donné un chèque de 200 millions pour l’amphithéâtre», a-t-elle renchéri, lui reprochant son manque d’empathie pour les citoyens concernés qui risquent de perdre des services médicaux de proximité.

Labeaume ne s’en fait pas

Le maire de Québec a réitéré ses propos de la veille, rappelant que L’Hôtel-Dieu, tel qu’il est, risque d’être ouvert encore longtemps. «Je comprends qu’il ne se passe pas grand-chose actuellement, mais que tout le monde soit énervé pour quelque chose qui va se passer dans dix ans, permettez-moi de dire: on peut-tu relaxer un peu?»

Quant au «choc» ressenti par les sœurs Augustines, dont les propos ont été rapportés par Le Soleil, le maire ne partage pas leurs sentiments. «Je comprends les Augustines, je les connais. Mais moi, comme maire, ce qui m’importe, c’est qu’on guérisse les gens. Que ce soit à la haute-ville, à la basse-ville, il faut guérir les gens. Cela dit, à la haute-ville, ça prend des services», a-t-il néanmoins laissé tomber, séduit par l’idée d’une superclinique qui pourrait combler le vide si L’Hôtel-Dieu déménage.