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Les Monts-Valin en hors sentier

Que l’on soit jeune, vieux ou une femme, le hors sentier est pratiqué par bon nombre de personnes.
Photo Association des motoneigistes du Québece Que l’on soit jeune, vieux ou une femme, le hors sentier est pratiqué par bon nombre de personnes.

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La neige que nous avons eue lundi dernier a permis d’améliorer les conditions de sentier, mais qu’en est-il des conditions pour le hors-piste?

Pour y répondre, quelle meilleure manière que d’y aller en personne?

J’ai donc passé trois jours à explorer le Monts-Valin avec ma motoneige Summit 163’ qui n’avait pas encore vu la neige cette année.

De toute façon, je n’avais pas le choix, ayant reçu de nombreux appels pendant la semaine m’implorant d’aller dompter nos bêtes dans cette neige fraîchement tombée.

Enterré jusqu’au cou 

De la neige, en veux-tu? En v’là!

J’avais avec moi des amis de Montréal qui ont fait plus de 500 km de route pour venir s’amuser dans l’un des plus beaux terrains de jeux de hors sentier au Québec.

Ceux-ci étaient sceptiques quant à la quantité de neige tombée.

Je peux vous confirmer qu’ils en ont eu pour leur argent! Les quantités accumulées au sol ont dépassé de loin nos attentes!

Ne jamais partir seul

Le plus important en hors-piste est qu’il ne faut jamais partir seul.

Lorsque vous vous enlisez en motoneige, vous risquez de passer la nuit à la belle étoile si vous n’avez personne pour vous aider.

Il est préférable d’être un petit groupe, on a jamais assez de bras quand vient le temps de déprendre une motoneige en neige profonde.

Équipement de sécurité

Il ne faut pas prendre à la légère les conditions climatiques quand on sort des sentiers battus. Un minimum d’équipement est nécessaire.

En premier lieu, la pelle et une mini-scie sont obligatoires. De l’eau, un peu de nourriture et aussi une paire de gants de rechange complètent le tout.

Pour ceux qui s’aventurent plus loin que les autres, comme nous, le GPS est un outil essentiel pour retrouver votre chemin au retour. Mon bon ami Carl Patry a toujours le sien et cela nous permet ainsi d’explorer des endroits presque inaccessibles et surtout de revenir au bercail complètement fourbus.

Pas d’âge ni de sexe

Que l’on soit jeune, vieux ou une femme, le hors sentier est pratiqué par bon nombre de personnes.

Dans notre groupe, je vous avoue que je ne suis pas le plus jeune, même ma femme fait partie du groupe.

Elle est probablement moins «risqueuse» que nous, mais elle ne s’en laisse pas imposer par les jeunes loups affamés de la poudreuse.

Il ne faut surtout pas prendre de risques inutiles pour éviter les blessures. Le principal, dans tout ça, c’est d’avoir du plaisir et de contrôler la motoneige dans plus de deux pieds de neige.

Hébergement tout inclus

Pour notre périple de trois jours, nous avons été accueillis par Lise et Vincent de Passion Québec qui nous ont offert confort et repas digne de tout motoneigiste.

Leur petit restaurant-bistrot est chaleureux, le personnel vous recevra avec leurs plus beaux sourires. Tout est disponible, chambre, repas, essence et même quelques pièces pour se réparer dans le cas de bris mineurs.

Par contre, le lendemain d’une bonne journée remplie de défis en hors sentier, je me suis aperçu que je faisais malheureusement mon âge et je me suis découvert de nouveaux muscles.

C’est un petit message de mon corps qui me supplie de ne pas lâcher l’entraînement... Ce n’est que partie remise le temps de me «déraquer».