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La peur d’avoir peur

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Le début d’une nouvelle année rime souvent avec rétrospective et réflexion sur nos objectifs, autant personnels que professionnels. Après déjà un mois de passé à l’année 2015, où en sont vos objectifs? Quels moyens prendrez-vous pour les atteindre? Sont-ils assez ambitieux pour vous emmener plus loin? Quels sont vos défis? Sont-ils assez stimulants pour vous motiver à vous dépasser?

Personnellement, je me demande toujours de quelle façon j’aborderai la nouvelle année en me rappelant une phrase qui me fait beaucoup réfléchir: que feriez-vous, dans votre vie, si vous n’aviez pas peur et étiez certain de ne pas échouer?

Car, avouons-le, la peur est l’un des principaux obstacles à l’avancement. Cela inclut l’appréhension, la crainte face à une situation. Elle est la résultante des pensées et scénarios, bien souvent hypothétiques, que nous nous créons nous-mêmes: l’échec, l’inconnu, le jugement, le rejet, décevoir, se tromper et j’en passe. Comme nous créons nos propres peurs, est-ce donc dire que nous «choisissons» la peur? Serait-elle un choix?

Pensez-y un instant. Pourquoi passer autant de temps à se construire des barrières qui s’avèrent bien souvent non fondées? Pourquoi ne pas utiliser toute cette énergie pour se donner la force de foncer plutôt que de se mettre des limites?

Notre ego nous freine

Avouons-le, notre ego nous freine bien plus souvent qu’à son tour: lui qui veut plaire, être aimé, être admiré, réussir – et qui ne veut surtout pas décevoir. Mais c’est d’abord et avant tout à soi qu’il faut penser pour se lancer tête première vers l’atteinte de nos buts. Il importe de décider pour nous, selon nos envies, nos besoins, nos aspirations et nos rêves. Car ultimement, on s’en fout de ce que pensent les autres!

La réalisation de grandes choses, en tant que personne, commence par cette capacité de surmonter nos peurs, aussi grandes ou minimes qu’elles soient. Lançons-nous. En décidant de foncer, on peut sans aucun doute connaître le succès – et y prendre goût. En contrepartie, oui, il peut arriver de se tromper. D’échouer. Ou se faire juger. Mais serait-ce si dramatique? N’est-ce pas là l’occasion d’en ressortir plutôt grandi et fort?

Il n’est pas trop tard pour revoir vos défis et objectifs de 2015. Posez-vous la question: que ferais-je si j’étais certain de ne pas échouer?