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Menacés d’expulsion, ils se réfugient à l’église

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Photo Josée Hamelin La famille Turk, qui a trouvé refuge à l’église de Rougemont le 23 janvier, craint d’être persécutée en Turquie.

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ROUGEMONT | Une famille s’est réfugiée dans une église le 23 janvier pour éviter d’être expulsée en Turquie, où elle est persécutée dit-elle.

Elle espère un miracle qui lui permettra de demeurer au Québec.

Kamber et Ceylan Turk, et leurs filles Sila et Helin, sont arrivés au Québec en 2012. Leur petite dernière, Derine, est née au Québec.

Ils ont quitté leur pays parce qu’ils ne voulaient plus vivre dans la peur et la persécution. Faisant partie de la minorité kurde, que le pays tenterait d’assimiler, ils sont aussi des alévis, branche religieuse jugée progressiste.

«Entre 1990 et 2000, 6000 villages kurdes ont été rasés en Turquie; 20 000 Kurdes ont été emprisonnés et on dénombre 17 000 disparus», expose Maksuni Oerdre, un ami de la famille.

Il ajoute que depuis qu’un parti islamiste a pris le pouvoir (2002), il y a eu une radicalisation et un net recul des droits des femmes. D’ailleurs, si elle doit retourner dans son pays, Ceylan affirme que ce qui lui manquera le plus, ce sera la liberté. «Ici, je peux prendre la voiture et aller prendre un café toute seule si je le veux. En Turquie, ce serait absolument impossible pour une femme de faire cela.»

Le frère de Kamber et Orane, Fevzi Turk, vit au Québec depuis 15 ans. Il dit que lui, ses deux autres frères, sa sœur et sa mère ont tous obtenu un statut de réfugié au Canada. Il attribue le refus actuel au resserrement des règles de l’immigration de 2012.

Appuis

Hier, la députée caquiste d’Iberville Claire Samson s’est rendue à l’église de Rougemont où est réfugiée la famille pour offrir son aide. Elle a écrit à la ministre de l’Immigration du Québec, Kathleen Weil, afin qu’elle intervienne auprès de son homologue fédéral Chris Alexander.

Hier, les aînées, Sila (11 ans) et Helin (5 ans), ont pu retourner en classe après qu’un agent de l’Immigration eut assuré que le gouvernement n’utiliserait pas les fillettes pour faire pression sur la famille.

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