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Une victoire franche et non chanceuse

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L’interception de la recrue Malcolm Butler, des Patriots, aux dépends du quart-arrière Russell Wilson, des Seahawks, a tiré un trait sur le Super Bowl XLIX au profit de la Nouvelle-Angleterre avec un jeu qui n’entretenait aucune relation avec la chance.

Rien de plus déprimant que de regarder un match de championnat de cette envergure et de le voir se terminer sur une séquence spectaculaire, mais chanceuse dans sa globalité. J’ai beau révisé l’attrapé de Jermaine Kearse et je n’y perçois rien de miraculeux ou d’admirablement technique.

Je me demande à quel moment ou fraction de seconde que le receveur a constaté que le ballon restait toujours en jeu après le contact initial avec son corps. La Nouvelle-Angleterre aurait perdu un duel qu’elle ne méritait pas de perdre.

Kearse plaçait son équipe à la porte des buts. Il a fallu une décision étonnante de l’entraîneur-chef Pete Carroll dont on discutera encore pendant plusieurs années, pour mettre la table pour la défensive des Patriots et l’interception du maraudeur Butler.

À une verge du paradis, une équipe du talent des Seahawks ne gaspille pas une occasion comme celle-là. La planète football, émoustillée par cette bagarre étouffante au pointage, était convaincue que Wilson déposerait le ballon dans les bras herculéens du char d’assaut Marshawn Lynch. L’ordre venant du banc, il a opté pour la passe. Butler n’était qu’à quelques secondes d’écrire l’histoire avec son interception. Derrière un micro, l’ex-étoile Deion Sanders a qualifié ce jeu de la plus mauvaise décision de l’histoire du Super Bowl.

Fidèle à son style

Carroll n’avait pas le choix d’endosser le blâme pour la défaite. Nul doute qu’à Seattle, les fans les plus féroces recherchent la potence la plus en vue pour le lyncher.

Dans un moment où l’air ne semble plus circuler, Carroll est resté fidèle à sa façon de coacher. L’audace ne l’a jamais fait reculer, peu importe l’ampleur de la rencontre. Si la passe tombe dans les bonnes mains, le penseur devient un super héros, un coach ne craignant pas de défier la logique. Après tout, il ne demandait pas à son quart-arrière de larguer une bombe. Presque une remise de ballon, cette stratégie.

Son coordonnateur offensif, Darrell Bevell, aurait pu actionner l’alarme. Il a approuvé. Nul doute que cette manoeuvre a été imaginée et répétée pendant l’entraînement, la semaine dernière, une fois les caméras fouineuses et les journalistes bavards expulsés.

Dynastie

Les Patriots, adulés ou détestés, ont remporté leur quatrième Super Bowl. Nombre d’experts évoquaient la dynastie que deviendraient les Seahawks de Seattle après la partie. Ils oubliaient qu’ils affrontaient une dynastie déjà établie et dirigé d’une main de maître par le quart-arrière Tom Brady et le taiseux entraîneur Bill Belichick.


 

«J’ai ma place» marche droit

Bien que je ne suis pas encore persuadé que tout baignera dans l’huile quand «J’ai ma place» procèdera à la distribution des 5000 sièges qui ont été réservés, reconnaissons que les bénévoles impliqués depuis le jour 1 ont suivi la ligne droite.

L’objectif, fixé à 8000 sièges, n’a pas été atteint, mais l’organisme a néanmoins ramassé 18,5 millions $ qu’il remettra à la Ville de Québec.

Il fallait croire au projet et vouloir y contribuer pour débourser quelques milliers de dollars dans le projet à venir d’un nouvel amphithéâtre en espérant le retour d’une équipe de la LNH.

Des 5000 sièges réservés, 50% se situent dans les loges; le reste se partage entre les mezzanines (1200) et les balcons (900). Les sommes ont été déposées dans une fiducie.

L’argent ne constituait pas un acompte sur des billets. Ce versement se compare à payer un droit d’entrée dans un terrain de golf.

Celui qui veut récupérer sa mise ne pourra pas le faire en la réclamant. S’il détient deux sièges dans les loges, J’ai ma place le mettra en contact avec un acheteur qui recherche des sièges dans les loges. Il en reste beaucoup, mais il ne s’en vendra plus parmi ceux qui n’ont pas trouvé preneurs. Sinon, la transaction n’aurait été probablement qu’un rêve.

Celui qui détient également des sièges, qui lui procureront des avantages énumérés sur leur site Internet, devait s’engager à acheter des billets de saison au cours de quatre des cinq prochaines saisons advenant le retour de la LNH.

Un acheteur conventionnel ne s’encombrera pas de cette clause.

Salons corporatifs

La situation s’avérait plus délicate avec les salons corporatifs. Entre débourser 25 000 $ pour une réservation et payer de 110 000 $ à 275 000 $ par année pour l’utiliser, il existe un écart monstre. Afin d’éliminer le risque de surenchère, l’entreprise ou la personne qui déboursait 5000 $ devait signer un contrat de location sans une imposition de temps minimal ou maximal.

Ceux ne pouvant répondre à cette condition essentielle ont été remboursés, revendu leurs droits ou troqué le salon pour des sièges dans les loges.

J’ai ma place semble avoir tout prévu, mais là où l’argent circule autant, rare que les problèmes ne surviennent pas.