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Interdiction des friandises: l'art d'exagérer

Interdiction des friandises: l'art d'exagérer
photo simon clark

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À trop vouloir bien faire, certaines commissions scolaires prennent des décisions absurdes.  C’est le cas de la Commission scolaire des Premières Seigneuries qui a décidé que d’ici deux ans, les élèves n’auront plus le droit de manger des friandises à l’école, et ce sous aucun prétexte, comme le révélait samedi le Journal de Québec.  Je suis pour les saines habitudes alimentaires, mais à trop vouloir démoniser les gâteries sucrées, je crains l’effet contraire, l’attrait du fruit défendu.
 
Est-ce si terrible pour la santé de nos enfants d’avoir un petit chocolat à la St-Valentin, un bonbon à l’Halloween et un biscuit de Noël?  Une fête, c’est une fête!  Moi-même je prends plaisir à apporter des gâteries à mes collègues de travail lors de ces journées spéciales.  Ça crée de l’ambiance et en retour je reçois de beaux sourires.  Plusieurs collègues en font autant.  Si mon patron décidait de les interdire, je trouverais cela bien dommage.  
 
Pourquoi priver nos petits de ce plaisir occasionnel?  Je comprends qu’il y avait probablement de bonnes intentions derrière cette décision de la Commission scolaire mais la modération a bien meilleur goût.  Je n’ai rien contre les cours sur la nutrition, bien au contraire, mais je ne crois pas que c’est en privant nos enfants que nous allons leur apprendre à faire des choix éclairés.  
 
Si au moins, c’était les parents qui avaient pris une telle décision.  Mais non, c’est la Commission scolaire.  Un non sens.  Les comités de parents servent à quoi dans les écoles?  Il est grand temps qu’on redonne plus de pouvoirs aux écoles, qui connaissent davantage les besoins des enfants de leur quartier ou de leur village.  Quant à la Commission scolaire, il n’est pas trop tard pour reculer et faire confiance au jugement des conseils d’établissement.