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Le Journal revient sur les nombreuses déclarations contradictoires du maire Labeaume sur l'avenir du Colisée

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Démolir ou ne pas le démolir? Telle est la question. Depuis quelques années, le maire Labeaume tergiverse avec le sort du vieux Colisée. Le Journal dresse pour vous le compte-rendu des états d’âme du maire, concernant le vieux bâtiment construit en 1949

15 février 2010: "Ne fermons pas le Colisée trop vite", disait le maire, alors qu’il vivait en mode olympique. Régis Labeaume avait comparé le vieux Colisée au Pacific Coliseum, ancien amphithéâtre des Canucks de Vancouver, avant que l’équipe de hockey ne déménage au GM Place. Après avoir été rénové au coût de 20,4 millions $ en 2007, l’ancien aréna sert maintenant de toit aux Giants de la Ligue de hockey junior majeur de l'Ouest.

11 février 2011: Un an plus tard, le maire affirmait que si personne ne se manifestait pour acheter le vieux Colisée, il serait détruit, à moins que la Ville de Québec ne soit candidate aux Jeux olympiques d'hiver.

 

12 février 2011: Selon le maire, une équipe de la LNH désirant déménager dans la Vieille Capitale pourrait jouer quelques années dans l'actuel Colisée, en sachant qu'une nouvelle infrastructure est construite. «Ça, M. Bettman sait tout ça, qu'une équipe peut jouer dans le Colisée en attendant. Le Colisée est vieux, mais il est là, il ne s'écroulera pas», disait M. Labeaume.

1er avril 2011: La démolition du Colisée est écartée et le plan de revitalisation du Colisée prend forme. L’administration Labeaume prépare les travaux nécessaires à l'actuel Colisée si jamais une équipe de la Ligue nationale de hockey devait revenir avant l'ouverture du nouvel amphithéâtre, prévue en 2015. L'objectif est de «comprendre tout ce qui devrait potentiellement être modifié au Colisée pour recevoir un club. On n'a aucun signal que ça pourrait être le cas, mais l'idée, c'est de prendre de l'avance et de ne pas prendre de chance», mentionnait le maire.

3 juin 2011: L’évaluation des travaux de mise aux normes se poursuit. «Le Colisée manque de loges corporatives, élément crucial pour la survie de tout aréna et toute équipe de sport professionnel», analysait le maire Labeaume.

 

7 septembre 2011 :Le maire songe maintenant à se débarrasser du vieux Colisée. «En 2015, on va l'offrir au plus offrant. On va l'offrir à quiconque voudrait l'acheter. Ce sera pas très cher. Si personne n'en veut, on va le mettre à terre pour 1 à 2 millions$. En même temps, on va parler aux Remparts [pour savoir] s'il a quelqu'un qui veut faire quelque chose avec», mentionnait M. Labeaume.

6 mars 2012: Autre changement de cap. Le Colisée peut maintenant accueillir une éventuelle équipe de la LNH, avant l’ouverture du nouvel amphithéâtre. La Ville est prête à lancer les travaux de mise aux normes, évalués à 6,8 millions $. «Nous avons toujours dit que nous serions prêts à les accueillir au cas où. Je le répète, parce que ouf ! Mes relations vont très bien avec M. Bettman et je veux les garder comme ça: on avait dit qu'on allait être prêts le cas échéant. Et à partir de maintenant, on sait exactement où on s'en va et combien ça va coûter», indiquait le maire Régis Labeaume.

13 octobre 2012: Le maire se dit une fois de plus prêt à laisser partir le Colisée, qui coûte près de 500 000 $ d’entretien par année. «Si quelqu'un veut faire quelque chose d'attrayant avec ça, on va le céder avec plaisir, mais il ne faut pas que ça coûte un sou d'opération», disait M. Labeaume. «L'important, c'est que ça nous coûte rien. Même si les gens ont des idées de fou, ça va me faire plaisir de donner la clé. D'un coup ça marche, on ne perd rien.»

 

4 juillet 2013: La Ville de Québec annule pour la deuxième année d'affilée les appels d'offres lancés pour remettre le vieux Colisée aux normes de la LNH, en raison de la décision à Glendale, de garder les Coyotes en Arizona. «Ce n'est pas cette fois-ci, tout simplement. J'ai aucun doute qu'on aura un club de hockey de la Ligue nationale ici à Québec. On a tout d'abord un acheteur passionné, une organisation solide qui a les moyens d'en faire l'acquisition, de l'organiser et d'en faire la promotion», commentait le maire Labeaume.

11 septembre 2013: Régis Labeaume ne semble plus intéressé à l’idée de céder le Colisée au plus offrant. «Les gens ont un attachement au Colisée», a-t-il souligné. «Après les élections, on va avoir des choses à vous annoncer là-dessus», laissait-il planer. «Il faut juste se demander comment on pourrait, à la limite, en faire un parc d'amusement à l'année longue», avançait M. Labeaume.

 

17 octobre 2013: Le maire reste indécis sur le sort du vieux Colisée. «Le terrain, il y a quelque chose à faire avec ça. Le Colisée, je ne le sais pas, mais le terrain, oui», indiquait-il.

11 mars 2014: La Ville a mandaté un comité de réflexion qui se penchera sur l’avenir d’Expo-Cité. Dirigé par Daniel Gélinas, le groupe de travail aura notamment à statuer sur l’avenir du Colisée et de divers bâtiments existants.

 

15 avril 2014: Le maire de Québec ne souhaite plus la démolition du Colisée. Selon lui, la situation idéale serait qu'un promoteur privé l'achète pour le transformer. «Et je ne demande pas cher pour», lançait Régis Labeaume. «Le sentiment que j'ai de la population, c'est qu'ils ne veulent pas qu'on touche au Colisée. On a connu tellement de choses. Le soir de la Coupe AVCO [gagnée par les Nordiques en avril 1977], j'étais là, moi. Alors, voir tomber le Colisée, ça ne me tenterait pas trop» affirmait-il. Régis Labeaume ajoute que les coûts d’entretien de 500 000 dollars par année ne sont «pas faramineux» et que «ça ne nous empêche pas de vivre».

 

16 septembre 2014: Le maire est une fois de plus prêt à écouter des gens qui ont un projet «pas cher, pas cher» pour le vétuste bâtiment qui date de 1949.

28 novembre 2014: M. Labeaume fait un autre appel à tous pour trouver un acheteur. «Si quelqu'un a une très bonne idée pour utiliser le Colisée Pepsi, je ne serais pas exigeant sur le prix d'achat», a-t-il lancé.

6 février 2015 : Le sort du vieux Colisée est encore incertain. «Pas sûr qu'on va le garder», a laissé tomber le maire Régis Labeaume.

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