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L’expérience Panthers

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photo d’Archives, afp Le passage d’une des six équipes originales de la LNH amène un peu plus de spectateurs aux guichets des Panthers. Ils étaient un peu plus de 12 000, dont plusieurs partisans des Red Wings, à s’être déplacés pour ce match présenté un mardi soir.

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Au cours de mes seize années sur la couverture des Nordiques, j’ai été témoin de la mise en place de la ceinture du Sud dans la LNH. Le commissaire Gary Bettman tenait à couvrir le marché américain d’est en ouest, du nord au sud. Ce qui lui permettrait, pensait-il, de séduire un réseau national de télévision pour diffuser son produit.

J’ai vécu la naissance du Lightning de Tampa Bay, des Panthers de la Floride, des Ducks d’Anaheim, des Sharks de San Jose. J’ai assisté à des parties des Coyotes de l’Arizona alors que les Québécois rêvaient de les déménager dans la capitale. Je suis passé à Dallas quelques fois avec les Fleurdelisés.

Seuls les Kings de Los Angeles ont existé de la naissance à la disparition des Nordiques.

Los Angeles constituait la seule destination exotique de la Ligue. La direction des Fleurdelisés profitait d’une partie au royaume des vedettes du cinéma pour accorder une pause de deux ou trois jours à ses joueurs, un privilège renouvelable si l’équipe remportait la victoire. La troupe de Michel Bergeron avait saisi le message et elle ne perdait pas souvent face aux Kings.

La poignée de journalistes accompagnant les Bleus appréciait cette escale au soleil. La sueur ne résultait pas de leur travail intensif, de la pression de la primeur, mais plutôt des corps inertes qu’ils devenaient sur la plage ou des touristes dans la ville.

Des billets économiques

J’ai suivi des rencontres dans le vieil édifice des Panthers, dont la finale de la Coupe Stanley entre la Floride et l’Avalanche du Colorado, en 1995-1996, un an après le départ des Nordiques. Souffrance de souffrance...

Me trouvant en Floride à la fin janvier comme vacancier, j’ai profité du passage des Red Wings de Detroit au BB&T Center pour assister au match en compagnie de l’animateur radiophonique Michel Carrier. La suggestion d’acheter un billet économique et de nous rapprocher de la patinoire une fois la partie engagée lui déplaisait. Michel ne voulait pas se voir dans l’obligation de céder sa place au véritable détenteur du siège. «Je m’assois à mon siège et j’y reste», me dit-il.

Nous optons pour des billets à 54,50 $ l’unité. Trente minutes avant la partie, sans achalandage à la billetterie, la vendeuse nous explique vaguement où ils se situent.

Nous entrons dans ce vaste édifice comme si nous étions à la hauteur des mezzanines au Colisée. On descend, descend et descend pour nous retrouver à cinq rangées de la patinoire, à la hauteur du cercle d’engagement, à la droite du gardien. Ces billets, achetés sans tarif promotionnel, nous auraient coûté 150 $ au Centre Bell.

Pas une mauvaise foule en ce mardi soir que ces 12 190 spectateurs. Il en va presque toujours ainsi quand l’une des six équipes originales de la LNH affronte les Panthers. Nous avons pu remonter de quelques rangées afin d’éliminer la baie vitrée de notre champ de vision. Ça ne figurait pas dans les plans de l’ami Michel.

Derrière les Wings

L’ambiance favorisait nettement les Red Wings dont les fans en grand nombre portaient le chandail blanc. Ça se comparait à la visite du Canadien au Colisée quand il prenait l’avance au pointage. Au casse-croûte, une mini pizza et une boisson gazeuse pour 20 $, cinq de moins que le stationnement.

Incidemment, il a fallu marcher une quinzaine de minutes de l’auto à l’entrée du BB&T Center comme il en ira pour plusieurs clients du nouvel amphithéâtre. Mais la Floride se veut plus chaude et douce que Québec un soir de février.

Comme l’a fait remarquer Michel Carrier, les partisans des Panthers suivaient distraitement la rencontre. Ils tardaient à retourner à leurs sièges après l’intermission.

De toute évidence toutefois, le talent ne manque pas dans cette jeune équipe qui plairait davantage aux Québécois qu’une équipe d’expansion.


Pas dans ma cour

Un auditeur à la tribune sportive de Mario Hudon m’a ramené au début des années 1980. Discutant de l’absence de Eugenie Bouchard à la Coupe Fed, cet intervenant a reproché aux Québécois de s’approprier les vedettes et je le cite : «Eugenie n’est pas Québécoise. C’est une Montréalaise.» J’entendais les cloches de la guerre de clochers entre les deux villes.


Le français de Prust

L’ailier Brandon Prust vit avec une conjointe francophone, Mariepier Morin. Il en est à sa troisième saison avec le Canadien. Prust est constamment exposé au français. La publicité réalisée pour le compte des rôtisseries Saint-Hubert nous démontre son incapacité à parler un minimum de français tout comme sa brève présence à l’émission Bye Bye. À l’instar de Dale Hunter, il est probablement incapable d’apprendre une autre langue. P.K. Subban pourra bientôt lui donner des cours.


Tellement évident

Difficile de croire que l’entraîneur Mike Babcock ne sera pas courtisé par les Maple Leafs de Toronto... Si, à Montréal, on parle de Carey Price comme étant un sérieux candidat pour le trophée Hart, il en va ainsi pour les gardiens Pekka Rinne (Nashville) et Marc-André Fleury (Pittsburgh)... Dès que Jaromir Jagr devient disponible, il s’en trouve un pour l’amener à Montréal... Une idée géniale que le site internet créé par Derek Jeter, The Player’s Tribune.