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Québec 2050, pour voir plus loin...

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Photo d’archives, Pierre-Olivier Fortin

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Les promoteurs privés du secteur immobilier sur le territoire de la capitale nationale ont beaucoup d'ambition pour 2050. Pour une rare fois, ils laissent de côté la concurrence entre eux et souhaitent se doter d'une vision commune en termes de développement urbain. Quelle ville voulez-vous pour 2050?

Le 10 mars prochain, à l’occasion d’un colloque à l’Université Laval organisé par le Conseil régional de Québec de l'Institut de développement urbain du Québec (IDU Québec), ils proposeront cette vision, issue d'une démarche de réflexion de sept groupes différents (réunissant chacun de 8 à 19 personnes) formés depuis quatre mois.

La trentaine de promoteurs limitent volontairement leur marge de manoeuvre individuelle pour se poser des questions sur le devenir de la région. En essayant d'anticiper le futur, ils souhaitent «imaginer ensemble la région que nous voulons léguer à nos enfants» (source)

À quoi ressemblera la congestion automobile sur notre territoire dans 35 ans?

Jusqu'à quel point l’étalement urbain se manifestera dans une ville comme Québec où il y aura plus de 1 million de personnes à y vivre?

Quels nouveaux mécanismes de consultation pourrait bien servir la nécessaire densification des quartiers centraux?

Que devons-nous faire aujourd'hui pour améliorer l'accès aux informations nécessaires à de meilleures prises de décisions pour notre avenir?

Autant de questions, sans réponses pour le moment. Les sept thèmes sur lesquels porte la réflexion sont :

  • Transport des marchandises et des personnes (enjeux)
  • Pôles d'activité économique (enjeux)
  • Développement résidentiel durable (enjeux)
  • Développement industriel et technologique (enjeux)
  • Ville intelligente et durable (enjeux)
  • Les Grands équipements (enjeux)
  • Patrimoine (enjeux)

Plusieurs tensions entre les citoyens et les promoteurs ont caractérisé le développement urbain dans les dernières années. Je pense à des projets comme l'îlot Irving ou ceux des écoquartiers ou encore touchant des préoccupations de santé publique, plus récemment, la mise en place de services d’injection supervisée. Que faire lorsque des intérêts individuels divergent et que le «pas-dans-ma-cour» prend le dessus sur l'intérêt du plus grand nombre?

Il faudra bien un jour apprendre à gérer l’information comme s’il s’agissait d’une énergie. La nature des informations dont une collectivité a besoin pour qu'elle devienne un carburant mobilisateur reste à définir. Devrons-nous vivre les 35 prochaines années de développement urbain avec le carcan des référendums décisionnels en urbanisme? Trouverons-nous d'autres moyens de consulter en amont les citoyens sur des projets pour augmenter la prévisibilité, élément précieux et nécessaire pour des autorités municipales et des promoteurs qui souhaitent investir des gros sous dans de grandes agglomérations comme Québec et Lévis?

Nous devons tous nous intéresser à ces questions pour être en mesure de mieux vivre ensemble et de voir venir le développement immobilier.

Ne laissons pas l'industrie immobilière seule avec ces préoccupations légitimes. Intéressons-nous à ces débats qui promettent d'avoir un impact majeur sur notre qualité de vie...

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