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La Coalition avenir Québec veut mettre un terme aux quotas de contravention

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La Coalition avenir Québec veut mettre un terme à la «détestable» pratique des quotas de contravention, imposées aux services policiers par des villes avides de fonds supplémentaires.

«C’est un non-sens lorsque des policiers passent leur journée dans une trappe à ticket. Le temps où ils sont là, ils délaissent leur travail de sécurité publique», dénonce Marc Picard, porte-parole caquiste en matière de Sécurité publique.

Pour forcer la main du gouvernement, M. Picard compte déposer aujourd’hui son propre projet de loi sur cette question. Il s’inspire d’une vingtaine d’États américains, comme la Californie, la Floride et la Louisiane, qui interdisent ce genre de pratique controversée.

«Une trappe à ticket, c’est bien simple. Tu t’installes à un endroit où il y a un changement de vitesse, après le panneau. Les gens voient le panneau à la dernière minute et ralentissent trop tard», explique le député des Chutes-de-la-Chaudière.

Pratique courante

Il soutient que les villes de Québec, Montréal et Sherbrooke, notamment, imposent des quotas à leur corps de police.

Pour écrire son projet de loi, M. Picard dit avoir rencontré plusieurs syndicats policiers de partout au Québec. «La pratique est courante ici, et pourtant, c’est facile de l’interdire», explique-t-il.

En Illinois, la loi défend tout bonnement aux municipalités d’exiger qu’un agent de la paix décerne une quantité spécifique de contraventions sur une période de temps donnée.

«C’est anormal que les municipalités prévoient des centaines de milliers de dollars par année en ticket. Ça n’a aucun sens», a-t-il ajouté.

Le député s’est-il lui-même fait déjà prendre dans ce stratagème ? «Non. J’allais dire malheureusement, mais en fait c’est plutôt heureux. Ma dernière contravention, c’était pour un stop que je n’ai pas tout à fait fait», admet M. Picard.