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Le moindre changement dérange au Québec

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La dette du Québec dépasse les 273 milliards de dollars, mais à chaque fois que le gouvernement Couillard propose un changement pour économiser, même si ça semble tout à fait logique, il y a toujours un groupe pour chialer.

Aujourd’hui, le gouvernement Couillard a confirmé la hausse des frais pour les nouveaux étudiants français qui fréquenteront les universités québécoises. Dès septembre, ils devront donc payer presque trois fois plus cher pour étudier au Québec. Plutôt que de payer le prix des québécois, soit 2300$, ils payeront le même prix que les autres étudiants canadiens, soit 6500$.

Les français auront quand même un privilège puisque les autres étudiants étrangers doivent débourser au moins le double. Cette simple mesure, que j’estime tout à fait logique, devrait nous permettre de récupérer 30 millions de dollars par année.

Malgré tout, la Fédération étudiante universitaire du Québec a fait une sortie pour dire que c’est une décision irréfléchie qui va nuire à l’économie des régions.

Autre exemple, le ministre de la santé a annoncé ce matin que dès le 24 avril, il mettra fin au remboursement des médicaments d'origine. Tous les prestataires devront se contenter du médicament générique, à moins que des «considérations thérapeutiques reconnues» justifient l'emploi du médicament plus cher. Cette mesure devrait permettre d'économiser 40 millions $ par année.

J’estime là aussi que c’est une mesure logique. Pourquoi payer plus quand on peut avoir un médicament moins cher aussi efficace. Mais le regroupement des compagnies pharmaceutiques de recherche du Canada estime que cette décision crée un environnement non propice aux investissements en recherche.

J’entends souvent dire: “Le gouvernement ne coupe pas aux bons endroits”, mais y-a-t-il vraiment de bons endroits où couper? Certains groupes crient moins forts que les syndicats, les étudiants ou les organismes sociaux qui sont très organisés, mais il y a toujours des mécontents.

Personne n’aime perdre des acquis sauf qu’on a été trop généreux dans le passé. On a laissé la dette grimper à la vitesse “grand V”. Il faut maintenant renverser la vapeur tout en créant des emplois pour maintenir l’économie, ce qui est une tâche colossale. Heureusement pour le gouvernement Couillard, il a encore trois ans devant lui, mais ça risque fort d’être trois ans de chialage peu importe les résultats. C’est ingrat la politique.