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Une trentaine de chevaux sauvés d'un incendie qui a éclaté lundi matin au Centre équestre de Sainte-Foy

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Catherie Risi, comme plusieurs autres propriétaires de chevaux, est arrivée en panique et en pleurs, tôt lundi matin, au Centre équestre Sainte-Foy, terrorisée à l’idée de perdre sa fidèle Ginger dans le violent incendie qui a détruit une bonne partie de l’écurie du rang Saint-Ange, tôt lundi matin.
 
Les pompiers ont été appelés à 6h46 pour un feu qui s’est allumé à la jonction des deux bâtiments qui forment l’écurie, raconte la porte-parole France Voiselle des pompiers de Québec. Catherine Risi, une employée de l’écurie qui y place aussi une jument de 13 ans, a appris la nouvelle très tôt. «J’avais vraiment peur pour la vie de mon cheval. La fumée pour les animaux, c’est vraiment nocif. Mais ils ont réussi à sortir tous les animaux avec les voisins».
 
Des voisins comme Claude Blouin, qui a été l’un des premiers sur place. «J’ai vu des flammes et de la boucane, et je suis parti à courir.» Il raconte que les nombreux résidents venus offrir leur aide ont collaboré avec les pompiers pour sauver les bêtes. Évidemment, les animaux «étaient énervés, c’est sûr; y’avait de plus en plus de fumée», témoigne M. Blouin.
 
C’est Laurie Brousseau, la fille des propriétaires, qui a orchestré le sauvetage et qui a entrepris de relocaliser la trentaine de bêtes. Ce secteur rural à l’ouest de Sainte-Foy compte plusieurs écuries, si bien que plusieurs propriétaires, comme Diane Laverdière, ont accueilli des chevaux sinistrés et organisé leur transport. Cette dernière était arrivée très tôt à l’écurie, demandant avec émotion si les chevaux étaient tous en vie. «Il fait froid, c’est venteux. Ils peuvent être en état de panique, c’est sûr qu’il y a un stress en ce moment», explique-t-elle, alors que des chevaux, très agités, commençaient à monter dans les remorques.
 
«Dehors au froid, ils avaient de la neige jusqu’aux genoux», ajoute Catherie Risi, dans l’enclos improvisé en retrait de l’écurie.  
 
«Ce n’était vraiment pas facile pour eux, ils avaient froid. Ils mettaient à se ruer entre eux, à se mordre.»
 
Les humains ont gelé aussi. Une cinquantaine de pompiers ont travaillé à éteindre l’incendie dans les conditions très difficiles en raison du froid. «En arrivant dans l’écurie, on avait un feu éclaté, les bêtes étaient paniquées, y’avait de la fumée jusqu’au plancher. On a sorti les bêtes, c’était ça la priorité. C’est des grosses bêtes, elles ne voulaient pas sortir! Après on s’est concentré au bâtiment», témoigne le pompier Alain Caron. «C’était extrêmement pénible. Au niveau de l’alimentation en eau, de l’appareil respiratoire, des jets, tout gèle. Le vent est glacial».
 
L’épaisse couche de glace qui recouvrait les équipements et combinaisons des pompiers rendait le travail encore plus exigeant.
 
Les pompiers se sont acharnés pendant de nombreuses heures. En début d’après-midi, ils ont commencé la démolition par pelle mécanique de la partie est de l’immeuble, qui risquait de s’effondrer.
 
Les propriétaires, Alix Turmel et Alain Brousseau, étaient à leur condo en Floride, lundi matin. M. Brousseau s’apprêtait à aller jouer au golf quand une journaliste lui a appris la mauvaise nouvelle au téléphone. Ils ont sauté dans le premier avion. Le choc a été grand, mais «tant et aussi longtemps que tout ce qui est vivant» est sauvé...  M. Brousseau était aussi très fier du travail de sa fille, «qui a sorti les chevaux comme une professionnelle». Les propriétaires étaient assurés et ont l’intention de reconstruire «une belle écurie neuve».