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Indestructible David!

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Un auteur de bandes dessinées développerait un sujet de rêve si David Desharnais, du Canadien, devenait la vedette de son oeuvre. Ce type de super héros existe depuis la création de l’Incroyable Hulk, le docteur David Banner qui se transforme en un gigantesque monstre vert.

Desharnais ne se métamorphose pas en enfilant le chandail du Canadien. Il puise en lui la force pour rivaliser avec les mastodontes de la Ligue nationale.

Nombreux fans du Canadien affirment que Desharnais bénéficie de la chance de jouer chez le Tricolore parce que l’équipe ne compte pas de gros centres dans sa formation. Ils n’ont pas tout à fait tort. Ce n’est cependant pas par charité que l’athlète de 5 pieds et 7 pouces, natif de Laurier-Station, est devenu le centre de Max Pacioretty. Pas plus qu’il ne profite des préjugés actuellement favorables aux joueurs de petite taille dans le hockey. Au fil de sa vie, Desharnais a autant combattu les préjugées à son égard que l’adversité sur la glace.

Des Sags, fiers de lui

Ce n’est pas d’aujourd’hui que Desharnais étonne le monde du hockey. Les Saguenéens de Chicoutimi ont eu la main heureuse au repêchage 2003 de la LHJMQ lorsque, au 20e rang (2e ronde), ils ont réclamé Desharnais, des Commandeurs de Lévis.

Au hockey junior, les choses se déroulent souvent comme chez les pros de la LNH. La direction des Sags se délectait surtout de la capture de son premier choix, (4e), Romy Elayoubi, une vedette locale des Élites de Jonquière. Les performances de Desharnais s’inscrivent dans l’histoire des Saguenéens tandis qu’on ne parle plus depuis longtemps de Elayoubi. Deux saisons à Chicoutimi, deux autres à Drummondville et sa campagne la plus productive fut la première avec 12 points. Absolument rien pour faire ombrage aux chiffres étincelants de son coéquipier.

Oublié malgré tout

Les Sags ont honoré leur capitaine en le gardant avec eux jusqu’à la fin de son stage junior même si des équipes en lutte pour le championnat ou une participation à la coupe Mémorial reluquaient ses services.

Ils ont préféré le garder dans le vestiaire pour son leadership et au centre de leur premier trio pour ses habiletés et le plaisir des fans. Chicoutimi lui a démontré alors beaucoup de respect.

Desharnais n’a pas été pour autant repêché. Le Canadien lui a consenti un contrat à titre de joueur autonome. Ce fut le début des allers-retours entre des circuits mineurs et la LNH.

Chez les Cyclones de Cincinnati, de l’East Cost Hockey League, Desharnais a été dominant. Il a remporté le championnat des pointeurs et divers honneurs en plus de mener son équipe au championnat, la coupe Kelly.

Détermination, courage, éthique de travail, faisant fi des obstacles et de son environnement, il a démontré que la confiance en soi ne s’avérait pas uniquement une question de physique, mais d’engagement. S’il avait réussi à des niveaux inférieurs, il allait y parvenir sous le grand chapiteau. En 2011, le Canadien l’a récompensé avec un contrat à deux volets.

Desharnais a vécu des passages à vide à Montréal. Alors qu’on commençait à réclamer sa tête, il a rebondi de nouveau. Cette saison, il a quitté le centre du premier trio pour un poste à l’aile dans le troisième. Il a vite regagné sa place.

Il ne terminera pas nécessairement sa carrière à Montréal. Le jour où les liens s’amolliront avec le Canadien, les partisans le regretteront. Desharnais ne cèdera jamais son poste, il faudra le lui arracher.

Fait assuré, sa carrière se poursuivra dans la LNH.


 

Lacroix m’aurait surpris

Un titre en première page, lundi, «Lacroix mise sur Las Vegas», m’a fait sursauter. Il laissait croire que l’ex-dg des Nordiques optait pour Vegas et rejetait Québec. Il aurait été de son droit de penser ainsi. Le titre ne reflétait pas toutefois le contenu du reportage de mon collègue Kevin Dubé. Pierre traçait le portrait des deux villes et admettait croire aux chances de Vegas de réussir dans la LNH. Il n’enlevait rien à la capitale. En voilà un qui connaît le tabac.
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À Paris, on se dit prêt à 90% à soumettre la candidature de la ville pour les Jeux Olympiques de 2024. À Berlin, les décideurs ne cachent pas leur pessimisme. L’organisation de ces olympiades mettrait en péril l’économie de la ville, selon les conclusions d’une étude menée par l’Institut allemand de recherches économiques. Ses experts ont procédé à l’analyse de la situation financière de la ville, ses équipements et le coût estimé. De plus, Berlin, comme toutes les grandes villes, doit payer ses dettes et elle manque d’infrastructures.
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Un magazine sportif a dressé la liste des combats les plus demandés pour l’unification de ceintures. Manny Pacquiao contre Floyd Mayweather (mi-moyen) vient en premier. Au deuxième rang, Adonis Stevenson contre Sergey Kovalev (poids mi-lourd). Pour celui-là, on devra attendre le résultat du duel entre le Russe et Jean Pascal, le 14 mars, à Montréal. Le troisième opposerait entre Miguel Cotto contre Genny Golovkin (poids moyen).