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Les directions des CSSS dans l’incertitude

Les cadres des centres de santé craignent sérieusement pour leur avenir

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La nouvelle loi 10 adoptée le 7 février continue de faire des vagues. Avec l’annonce des abolitions de postes, vendredi dernier, plusieurs directions des CSSS de la région affirment que le moral des troupes en a mangé toute une.

L’annonce du gouvernement concernant l’abolition d’un grand nombre de postes de cadres dans les institutions de santé du Québec provoque de la démotivation. Cinq des six directions générales des CSSS que Le Journal a joints confirment «qu’on nage dans l’incertitude».

«Pour les cadres supérieurs et les directeurs généraux, on l’avait vu venir. Du côté des cadres intermédiaires, on a été pris de cours. Vendredi, lorsque la liste est tombée on a constaté beaucoup de déception chez les cadres concernés. C’est certain que la motivation a mangé un coup», affirme Camil Dion, directeur général du CSSS Lac-Saint-Jean Est.

«On ressent de l’inquiétude devant la réorganisation du réseau et les changements qui s’annoncent. Difficile de dire le contraire. Au travers de cette situation, nous poursuivons notre mission de façon très professionnelle», commente Joëlle Savard, agente d’information au CSSS de Jonquière.

Sérieuse réflexion

Jacques Dubois, directeur général du Centre de santé et de services sociaux (CSSS) Domaine-du-Roy décidera dans les prochains jours de l’orientation qu’il donnera à sa carrière. Il avoue que le «facteur vitesse» des changements apportés dans les coupures de la santé par le gouvernement Couillard le laisse songeur.

Comme tous les cadres du CSSS, il saura d’ici le 1er avril ce qu’il adviendra de son poste. Le DG explique n’avoir aucunement l’intention de déménager à Saguenay pour y poursuivre sa carrière. Pas question également de se rendre soir et matin à Saguenay pour y occuper une fonction dans le nouveau Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS).

Onde de choc

«Face à l’importance de la nouvelle gouvernance qui s’annonce, on constate chez nos cadres certains questionnements. On a connu une onde de choc. Plusieurs ont appris la semaine dernière que leur poste allait être aboli. Même si on sait que certains de ces postes allaient être recréés ça demeure insécurisant», affirme pour sa part Vanessa Boivin, conseillère en communication au CSSS de Chicoutimi.

Du côté du CSSS Cléophas-Claveau à La Baie la directrice générale Martine Nepton a préféré ne pas commenter le dossier.