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Lac St-Jean: un nouveau-né retrouvé mort dans les poubelles

Les enquêteurs ont rencontré une femme, son conjoint et sa belle-mère

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La Sûreté du Québec enquête sur un possible cas d’infanticide au Lac-Saint-Jean, après qu’un nouveau-né eut été trouvé mort dans la poubelle d’une résidence, hier.

Selon les informations obtenues par Le Journal, une femme dans la vingtaine aurait été menée en ambulance à l’hôpital d’Alma, à la suite de maux de ventre, peu après 4 h du matin. Les médecins auraient alors remarqué qu’elle avait en elle un placenta... et qu’il n’y avait pas de bébé.

Des patrouilleurs de la Sûreté du Québec ont donc été dépêchés au domicile de la femme, au 172, rue St-André, à Métabetchouan–Lac-à-la-Croix. «On a fait une fouille de la maison pour trouver finalement vers 5 h un nouveau-né décédé», résume Jean Tremblay, porte-parole pour la SQ.

Enquête criminelle

Ce qui avait des allures de fausse couche s’est transformé en enquête criminelle pour mort suspecte. Le conjoint de la femme, un individu dans la quarantaine, ainsi que la mère de ce dernier ont été rencontrés par les policiers. Ils vivent tous les deux dans la même résidence que la jeune femme.

Jointe par Le Journal à Sept-Îles, la mère de la jeune femme ne pouvait expliquer ce qui s’était passé. Celle qui devait être rencontrée par les policiers ignorait tout de la grossesse de sa fille, qui a quitté la Côte-Nord avec son conjoint alors qu’elle avait 17 ans. «Je n’ai jamais été d’accord avec cette relation», a-t-elle commenté avec émotion, convaincue que son gendre, qu’elle ne porte assurément pas dans son cœur, aurait pu s’en prendre à sa fille.

DPJ

Le couple, qui vivrait une relation tumultueuse marquée par les ruptures et les réconciliations, a un enfant en bas âge qui aurait été pris en charge par la DPJ il y a deux ans.

Cette famille aurait d’ailleurs des relations tendues avec le voisinage, qui semblait pratiquement craindre le trio. «Ce sont des drôles de personnages. C’est du très bizarre de monde. Ils vivent de l’aide sociale. Le gars a un chien, il était maltraité, il le battait. Ça n’a pas d’allure, mais c’est tout à leur image ce qui arrive», se désolait une voisine, qui a préféré taire son identité.

Hypothèses

L’enquête a été confiée à l’Unité des crimes contre la personne de la Sûreté du Québec, qui travaille en collaboration avec le service d’enquête régionale. La jeune femme, son conjoint et sa belle-mère sont considérés comme des témoins pour le moment. Une autopsie sera effectuée sur le corps du poupon. Reste à voir si des accusations seront déposées dans cette affaire.

«Pour l’instant, toutes les avenues sont regardées, que ce soit accidentel ou un infanticide. Il est beaucoup trop tôt pour se prononcer sur les causes exactes», conclut M. Tremblay.