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Le Campanile tourne au ralenti

« Il n’y a plus rien qui se passe sur la rue », déplore un commerçant

L’achalandage dans le secteur de la rue du Campanile aurait grandement diminué selon plusieurs commerçants. «Il y a un 
laisser-aller. Ça fait environ 16 commerces [depuis 2012] que je vois fermer», se désole le propriétaire d’un magasin.
Photo Le Journal de Québec, Pascal Huot L’achalandage dans le secteur de la rue du Campanile aurait grandement diminué selon plusieurs commerçants. «Il y a un laisser-aller. Ça fait environ 16 commerces [depuis 2012] que je vois fermer», se désole le propriétaire d’un magasin.

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Après la chaîne de magasins Target, de nombreuses bannières québécoises et plusieurs restaurateurs de la ville, c’est au tour des artères commerciales de s’inquiéter du ralentissement économique.

La situation semble d’autant plus inquiétante sur la rue du Campanile. Cette période difficile, ajoutée à la dissolution de l’association des marchands du Campanile il y a environ un an, pèse lourdement sur les épaules des commerçants.

«Depuis, il n’y a plus rien qui se passe sur la rue», se désole Yvon Doré, propriétaire de la boutique Chat Bulles.

La rue a longtemps été un dynamique petit secteur commercial de Sainte-Foy et l’économie roulait à pleine vapeur, estime le marchand.

Fermeture de l’épicerie

<b>Yvon Doré</b><br />
Propriétaire d’une boutique
Photo courtoisie
Yvon Doré
Propriétaire d’une boutique

L’arrivée d’un nouveau propriétaire des locaux commerciaux et l’attitude du gestionnaire de la rue aurait fait diminuer davantage l’achalandage dans le secteur, avance M. Roy.

«Il y a un laisser-aller. Ça fait environ 16 commerces [depuis 2012] que je vois fermer», enchaîne-t-il. Le manque de publicité et la fin des navettes bondées de travailleurs à l’heure du midi, gérées par le propriétaire de la rue, n’aident pas, selon lui.

Mais c’est la fermeture de l’épicerie Inter-Marché qui a été le plus dur, poursuit le marchand. «Les gens s’arrêtent ici pour se plaindre, pour savoir ce qu’il se passe avec l’épicerie et pourquoi il n’y a plus d’activité», raconte-t-il. Un magasin IGA est attendu depuis l’automne dernier.

Des Inquiétudes ailleurs

Cet inquiétant ralentissement, les commerçants des rues Maguire et Cartier le ressentent aussi, avance le chef de l'opposition officielle de la Ville de Québec, Paul Shoiry.

«Les artères commerciales en arrachent», tranche-t-il. «Les commerçants du Campanile sont ceux qui acceptent le plus d’en parler. La plupart ne veulent pas, car ils ont peur que ça nuise encore plus», se désole-t-il.

En février, le conseiller municipal a demandé une révision de la Stratégie de développement économique à la Ville, justifiée par les fermetures de commerces depuis quelques mois. «Ç’a été refusé», déplore-t-il.

«Les commerçants et les citoyens trouvent les temps durs et ça ne nous fait pas plaisir. Mais on ne peut pas faire grand-chose contre les règles du marché», estime pour sa part la conseillère Anne Corriveau.

«La Coop IGA est en train de s’installer. Je pense que ça va redonner un bon coup de pouce à la rue. Mais il ne faut pas que cette épicerie-là soit un simple dépanneur», espère-t-elle.

Le Journal n’a pas été en mesure de joindre le gestionnaire de la rue du Campanile, Dajerco.

 


Les temps sont durs

Taux de chômage à Québec

 

►  Décembre 2014 
  • 5,9%

► Décembre 2013 

  • 5,0%

(Source: Institut de la statistique du Québec)

 


Plusieurs fermetures et entreprises en difficulté

  • Jacob
  • Holt Renfrew
  • Les Ailes de la mode
  • Mexx
  • Bikini Village
  • Voodoo Grill
  • Espace MC Chef
  • Yuzu (quartier Saint-Roch)
  • Plusieurs Jardin Mobile

 

 

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