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400 000 porcs perdent leur épicerie

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L’ANGE-GARDIEN| La Meunerie Côté-Paquette située à l’Ange-Gardien en Montérégie, qui a été détruite par les flammes dans la nuit de dimanche à lundi, produisait assez moulée pour nourrir de 300 000 à 400 000 porcs par semaine. Josée Hamelin Collaboration spéciale

«J’étais couché quand un gars qui a vu l’incendie a appelé mon fils, raconte son propriétaire, Bernard Paquette. Quand je suis arrivé, les pompiers étaient déjà sur place. On voyait des flammes et de la fumée et je savais qu’il n’y avait plus rien à faire.»

Le brasier n’étaient même pas encore éteint que la fille de Bernard Paquette, Caroline, tentait de relocaliser des commandes pour éviter une pénurie de nourriture. Elle mentionne que la meunerie produisait de gros volumes. «Elle fonctionnait 24h sur 24, cinq jour par semaine et produisait entre 2500 et 3000 tonnes de moulée pour les porcs.»

PASCAL GIRARD/AGENCE QMI

«On va s’organiser, assure son père. On n’a jamais laissé nos animaux mourir de faim et ce n’est pas aujourd’hui que ça va commencer.» Le propriétaire de la Meunerie a l’intention de reconstruire à l’Ange-Gardien. Toutefois, il devra attendre le feu vert de ses assureurs.

M. Paquette est une véritable force de la nature, estime Colombe Ménard, qui possède le Bistro-Colombine, situé juste en face de la Meunerie. Elle avait fermé son commerce pour permettre aux pompiers de se réchauffer et de se restaurer. «Je ne suis pas inquiète, il va se retrousser les manches et reconstruire.»

PASCAL GIRARD/AGENCE QMI

Le bâtiment d’une valeur de 20 M$ est une perte totale. Selon Étienne Chassé, enquêteur en incendie à la MRC de Rouville, les flammes auraient pris naissance au centre des bâtiments. La cause de l’incendie demeure inconnue. Alain Cardinal est un voisin de Bernard Paquette. Il souligne que ce dernier possède plusieurs porcheries dans la région et ailleurs au Québec. «La meunerie servait d’abord à alimenter ses propres bêtes et le reste de la moulée était vendue.»

Une dizaine d’employés sans travail Le maire de la municipalité de 2500 habitants, Yvan Pinsonneault, considère qu’il s’agit d’une perte importante puisque la meunerie employait au moins une dizaine de personnes. Au niveau industriel, il s’agissait de l’un des plus vieux bâtiments de l’Ange-Gardien. «Certaines parties ont été construites en 1948, précise-t-il. Avant, la structure des silos était faite en bois.» Il croit que c’est peut-être dans une de ces parties que l’incendie a débuté.