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Encore une histoire de tests

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Les billets pour le combat entre Jean Pascal et le Russe Sergey Kovalev, le 14 mars, au Centre Bell, devraient se vendre à un rythme fou. Mais la vente apparaît stagnante actuellement. Du moins, selon les critères connus au Québec.

Dans un premier élan à l’annonce du combat, 12 000 billets se sont rapidement écoulés. Ça ne bouge plus tellement depuis. Ça ne s’avère toutefois pas un désastre, car à l’approche du gala, compte tenu des conférences de presse et de la fébrilité, les tourniquets se remettront à tourner.

Il est à se demander toutefois si le désastre de l’affrontement entre Pascal et Roberto Bolonti, le 6 décembre, n’a pas laissé trop d’amateurs sur les talons. L’Argentin a d’ailleurs été suspendu trois mois comme suite à son comportement, ce qui n’est pas très dévastateur dans la carrière d’un boxeur. Il aurait attendu aussi longtemps, sinon davantage, avant de remonter dans l’arène et cela même sans suspension.

À sa sortie précédente, Pascal n’a fait que tourner autour de Lucian Bute. Il ne mérite toutefois pas le blâme pour ce fiasco. Coincé dans des problèmes psychologiques, résultat de sa défaite contre Carl Froch, l’ex-champion craignait de se battre. Pascal n’a pas été en mesure de le mettre K.O., ce qui a déplu à la foule qui attendait ce duel québécois depuis longtemps.

Un deux en deux désastreux pour Pascal qui a connu sa part de problèmes aux guichets dans le passé. Boxeur pourtant spectaculaire par son style et son talent de beau-parleur, il déplaît à trop de passionnés de ce sport.

Un désaccord sur l’agence

Les deux antagonistes participaient, mardi, à une conférence téléphonique, chacun retranché dans ses campements.

Le même thème a refait surface, celui des tests antidopage. Encore une fois, Pascal exige que son rival soit testé comme il l’a fait avec Bernard Hopkins et Lucian Bute. Il le demande afin de démontrer qu’il est propre, que son adversaire l’est tout autant que lui ainsi que le monde de la boxe qui apparaît en période de restructuration.

«Quand tu n’as rien à cacher, tu n’hésites pas à te soumettre et tu ne choisis pas ton agence», affirme Pascal. Kathy Duva, la promotrice de Kovalev, a déjà donné son approbation, mais elle impose sa volonté.

Pascal exige que l’Agence mondiale antidopage, située à Montréal, impose les tests. «Elle travaille dans tous les sports, elle est réputée et nous lui accordons notre confiance.»

Le clan Kovalev exige le Voluntary Anti-Doping Agency, de Las Vegas. «Celle-ci se spécialise dans la boxe et elle affiche ses résultats sur son site internet. Tout se révèle d’ordre public.»

Bon pour l’avenir

Tôt ou tard, une solution devra être imposée aux boxeurs professionnels. Rien de plus logique que de tester des athlètes dans des sports de combat.

Ça n’a pas jasé beaucoup de boxe dans ce point de presse. Les deux boxeurs se sont lancé des fleurs. Marc Ramsay, l’entraîneur de Pascal, a refusé de dévoiler le nom des partenaires d’entraînement de son boxeur, car il aurait dévoilé quelques pages du livre de la stratégie de son protégé.

Pascal sait fort qu’une victoire dans ce combat lui ouvrirait des portes même s’il se considère déjà comme le meilleur de son pays (Canada). «J’ai affronté de très bons adversaires que j’ai vaincus et je n’ai pas honte de mes défaites.»

Kovalev constitue une proie de choix avec ces ceintures des mi-lourds de la WBA, WBO et IBF qui lui appartiennent.

Si Pascal gagne, la boxe au Québec en profitera avec Adonis Stevenson en attente. On se trouve presque à l’époque de Régis Lévesque qui opposait des locaux sauf que cette fois-ci, ils sont champions du monde.

Il faudrait que ce gala du 14 mars passe à l’histoire au niveau de l’assistance.


 

Le rêve d’une vie

Mon confrère Jonathan Bernier, du Journal de Montréal et qu’on peut lire dans Le Journal de Québec, rêvait de devenir joueur de hockey professionnel. À défaut de chausser les patins, il a troqué un bâton pour un stylo et il a embrassé la carrière de chroniqueur de hockey.

Il appartient à la nouvelle génération. Il se voyait dans les souliers de Bertrand Raymond. Il se souvient que, gamin, il était épaté par les Islanders de New York.

«À l’automne 2013, je racontais des histoires de hockey à des amis. Je les répétais souvent. Ils m’ont proposé d’écrire un livre. Je ne me sentais toutefois pas assez important pour écrire ma biographie, explique Bernier. Mais j’aimais écouter des collègues plus vieux qui me racontaient aussi de vieilles histoires.»

Au départ, Bernier voulait une anecdote par année pour les trente dernières du Canadien, mais il a vite constaté qu’il laissait échapper de bonnes anecdotes dans des années où il possédait déjà son sujet. Il a donc réorienté son tir.

«Je touche à 23 des 30 saisons, plus la célèbre bagarre entre Mario Tremblay et Peter Mahovlich.»

Collaborateurs

Bernier a demandé à 29 collègues d’en écrire une, il a obtenu un excellent résultat. Les journalistes ont fouillé dans leur mémoire et ils ont ressorti des anecdotes qui, dans certains, avaient même été oubliées par les plus vieilles plumes.

Sur le beat du Canadien, aux Éditions de l’homme, préface de Guy Lafleur.