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Linda Marquis : 30 ans de passion

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Photo courtoisie Yan Doublet Linda Marquis a consacré une grande partie de sa vie à l’enseignement du basket-ball.

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Au terme de la présente saison universitaire, Linda Marquis prendra sa retraite après avoir dirigé pendant 30 ans la destinée de l’équipe féminine du Rouge et Or de l’Université Laval (UL), à Québec.

Linda Marquis a d’abord été meneuse de jeu et capitaine du Rouge et Or, puis des Martlets de l’Université McGill.

Bien qu’elle n’ait jamais rêvé d’être entraîneuse après sa carrière d’athlète, sa grande passion pour le basketball a fait foi de tout.

«J’aime le côté athlétique du basket et la prise de décision qu’il nous oblige à faire. C’est comme une partie d’échecs sur le terrain. C’est comme jouer au chat et à la souris avec ton défenseur. Tu dois jouer avec le temps, avec les fautes», explique-t-elle.

Autodidacte

Linda Marquis n’avait que 25 ans quand elle a amorcé sa carrière d’entraîneuse-chef de l’équipe féminine de basketball de l’UL, en 1985.

Inexpérimentée, elle compense par sa grande détermination et son indéfectible engagement. Excellente communicatrice, elle sait comment rallier ses troupes vers un objectif commun. Sous sa tutelle, ses joueuses réussissent à donner le meilleur d’elles-mêmes.

En 30 ans de carrière – un exploit en soi – Linda Marquis a mené son équipe à plus de 500 victoires. Le Rouge et Or a participé aux séries éliminatoires à 29 reprises et il a gagné le championnat provincial 14 fois. De plus, il a participé au Championnat canadien à 16 reprises, dont une séquence de sept années consécutives entre 2005 et 2011.

Linda Marquis a été élue l’entraîneur universitaire de l’année à deux reprises au Canada et sept fois au Québec.

Son grand talent l’amène également à diriger de nombreuses équipes sur la scène internationale. Elle a notamment été adjointe avec l’équipe canadienne aux Jeux olympiques de Sydney, en 2000, puis entraîneuse-chef au Mondial junior de 2007 et aux Universiades de 2005 en Turquie et 2009 en Serbie.

Semer des graines

Le rôle de Linda Marquis ne se limite pas à développer les habiletés techniques et physiques de ses joueuses sur le terrain. Leur taux d’obtention d’un diplôme universitaire frôle les 100 %.

«C’est sûr que comme entraîneur, je voulais gagner, mais l’objectif premier a toujours été que mes joueuses graduent avec un baccalauréat. Je voulais également que mes étudiantes-athlètes développent leur coffre à outils. L’université, c’est la dernière étape avant la vie adulte. Certaines avaient besoin d’apprendre à s’aimer, à s’apprécier. D’autres filles avaient d’autres défis. On se servait du basket pour y arriver. J’étais là pour semer des graines et les faire grandir.»

Retraite bien méritée

Dans deux semaines, Linda Marquis dirigera son équipe pour la toute dernière fois alors que le Rouge et Or participera au Championnat canadien en tant qu’hôte du tournoi, du 12 au 15 mars.

«L’adrénaline et la satisfaction après une bonne pratique ou un bon match vont me manquer. Les émotions qu’on vivait en équipe et les liens créés avec mes joueuses aussi», a-t-elle confié.

Mais bien qu’elle désire s’accorder plus de temps pour elle à la retraite, Linda Marquis n’a pas l’intention de quitter complètement le basket.

Durant son nouveau mandat auprès des 415 étudiants-athlètes de l’UL, Linda Marquis souhaite aussi pouvoir mettre son expérience et son expertise au profit des jeunes entraîneurs et joueurs de basket duQuébec.