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Claude Rousseau pour régler le bordel ?

Claude Rousseau
Photo courtoisie

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Des huiles du gouvernement songent à Claude Rousseau pour mettre fin au bordel informatique à titre de grand patron des technologies de l'information du Québec, a appris notre Bureau d’enquête.

Son nom circule pour le poste de Dirigeant principal de l’information (DPI), soit le poste de numéro un de l'informatique au Québec, qui relève de Martin Coiteux. 

Ce siège est occupé par intérim depuis le 29 octobre par l’économiste d’expérience Yves Ouellet.

Dans les deux mois qui ont précédé, deux DPI se sont succédé : Jean-Marie Lévesques, qui a quitté un an avant la fin de son contrat et Jean-Guy Lemieux, qui a démissionné cinq semaines après avoir été nommé.

Martin Coiteux et son équipe magasinent depuis.

Joint au téléphone, Claude Rousseau nous a d’entrée de jeu signifié qu’il n’avait pas été rencontré par le gouvernement. «Est-ce que j’ai un intérêt ?», a-t-il lancé, sans vouloir répondre à sa propre question.

« C’est sur que je connais l’appareil gouvernemental, les défis, les processus à améliorer», a-t-il expliqué. Il n’est pas «anormal» que son nom circule, selon lui.

Le gouvernement n'a pas encore choisi

L’attachée de presse de Martin Coiteux n’a pas voulu commenter, se limitant à dire que le DPI par intérim faisait un excellent travail et que le choix du DPI permanent n’était pas fixé.

Claude Rousseau a été président de Remparts de Québec jusqu’à novembre dernier. Avant les Fêtes, il est devenu administrateur indépendant de la firme de génie Roche dans son élan de meilleures pratiques de gouvernance. Jusqu’en 2008, M. Rousseau était vice-président aux ventes chez Bell Canada, avec qui il a travaillé près de 30 ans. Depuis 2011, il est conseiller à la haute direction chez Telus et vient d’être nommé vice-président de la firme informatique Alithya, acheté à 20% par Telus le mois dernier.

Parmi les autres candidats, notre Bureau d’enquête a aussi appris que le patron informatique de la CSST depuis 2009, Michel Dumas, est aussi considéré. Formé en informatique, M. Dumas est reconnu dans le milieu comme un gestionnaire «qui livre».

Un est un administrateur qui connaît l’informatique, l’autre est un informaticien qui connaît l’administration. Reste à savoir ce que recherche exactement Martin Coiteux.

Le sous-ministre responsable des dossiers informatique au ministère de la Santé, Richard Audet, pourrait aussi être un candidat, lui qui connait une bonne ascension dans la fonction publique et qui est l’homme de confiance du gouvernement depuis 2013 pour relever le complexe défi de redresser le «désastreux» Dossier santé Québec.

Une pile de défis

Les enjeux à venir sont majeurs pour le Québec en informatique et pour celui qui prendre les commandes du dossier. La province doit plonger dans l’infonuagique, revoir ses processus contractuels, évaluer comment regrouper ses centres de données, ouvrir ses données, réduire sa dépendance au privé, améliorer la concurrence, réduire les coûts, rapatrier l’expertise, améliorer la définition de besoin, limiter les dépassements de coûts, se donner une orientation par rapport aux logiciels libres, revoir la pertinence des missions du Centre des services partagés, signer un nouveau contrat pour son réseau de télécommunication, venir à bout de l’informatisation de la santé, et l’on en passe...