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La transplantation d’une tête humaine: possible d’ici deux ans?

surgeons team working in the operation room
Photo: Fotolia

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Le neurochirurgien italien Sergio Canavero relance le débat autour de la procédure controversée.

Bien que des expériences aient été tentées avec succès sur des animaux dans les années 50 et 70, les résultats étaient peu concluants; le chien à deux têtes du scientifique Vladimir Demikhov, puis le singe à la tête transplantée du docteur Robert J. White n’ayant pas survécu longtemps.

Plusieurs médias annoncent que le neurochirurgien italien Sergio Canavero veut relancer le débat éthique autour de la transplantation de tête en l’appliquant finalement aux humains.

«Les frères Wright on fait voler leur premier avion alors que tous les experts du monde disaient que c’était impossible. Je ne crois donc pas au mot “impossible”. Je travaille sur ce projet depuis une trentaine d’années et la technologie pour y arriver est finalement prête», a lancé Canavero en entrevue.

Canavero estime que la procédure coûterait 14 M$ et pourrait se faire dès 2017. Le cobaye idéal pour l’expérience, selon le neurochirurgien, serait une personne dotée d’une cerveau jeune et en santé, mais lié à un corps souffrant de problèmes métaboliques ou de dystrophie musculaire. Il assure qu’il tentera la procédure sur des sujets en état de mort cérébrale auparavant.

Un projet décrié

Alors que les expérimentations de Demikhov et White étaient qualifiés comme étant barbares par la communauté scientifique d’alors, Richard Borgens – le directeur du centre pour la recherche sur la paralysie de l’Université Purdue – martèle que la procédure de Canarevo est également vouée à l’échec, car il n’est toujours pas possible de contrer la paralysie une fois la colonne vertébrale coupée.

RT rappelle toutefois que des docteurs polonais sont arrivés à faire marcher un homme paralysé en greffant des cellules nerveuses créées en laboratoire à la colonne vertébrale de celui-ci.

Canavero, lui, demeure de marbre: «Si la société refuse que je tente [l’expérience], je ne le ferai pas, mais si des personnes aux États-Unis ou en Europe la refusent, ça ne veut pas dire qu’elle ne peut pas être pratiquée ailleurs.»