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Se faire éclater à la maison ou en Syrie ?

Djihadiste
Photo AFP Djihadiste

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Les djihadistes popcorn !

Ce ne sont pas ceux dont on entend parler au quotidien. Pas ceux qui commettent des atrocités sanguinaires au loin. Ce sont ceux qui vivent chez nous jusqu’à ce que...

Elle grande notre « marmite » canadienne ou québécoise. On pourrait dire que tous les grains que nous sommes baignent dans l’huile. Nous sommes tous dans le même chaudron qui se réchauffe petit à petit depuis des années à la saveur terroriste.

Et là certains des grains se mettent à éclater sous la chaleur de la radicalisation. Ils ont tué à Ottawa et à St-Jean-sur-Richelieu. Ce sont des amis, des parents, des frères perdus à jamais. Et on le voit maintenant, il faut y ajouter de nos sœurs qui fuient en catimini notre pays pour se joindre à l’horreur d’une idéologie aussi radicale que meurtrière.

Les quotidiens dont Le journal de Montréal, sous la plume de Hugo Joncas, nous apprennent que trois cégepiens du Collège de Maisonneuve sont partis grossir les rangs des fous en Syrie. La Presse ajoute qu’au moins 3 autre québécois les ont rejoint. Ce à quoi il faut ajouter d’autres canadiens, de Calgary et de l’Ontario qui ont quitté le Canada pour aller participer à une indicible et incompréhensible démence collective.

J’ai beau vouloir comprendre, je ne conçois pas la glorification qu’il peut y avoir à manifester un AK-47 à la main ou encore servir d’esclave sexuelle à un groupe de barbus convaincus que la seule façon de rendre le monde plus beau est de tuer tous ceux qui sont différents.

Il y a quand même une différence entre avoir un constat d’infraction pour ne pas avoir donné l’itinéraire de la manif à Montréal et recevoir un missile « Hellfire » sur la tête dans le désert. Comparaison boiteuse ? Peut être, mais ce sont des jeunes du même âge qui font ce choix. Des jeunes qui il y a quelques semaines fréquentaient nos collèges, nos écoles, qui vivaient avec nous. Ceux qui ont choisi de quitter notre pays pour aller se faire éclater ailleurs, mais pourquoi ?

Plus de lois, plus de chaleur ?

Pendant ce temps, à Ottawa, nos politiciens votent des lois plus dures contre le terrorisme. Ils donnent plus de pouvoirs aux services de renseignements et aux policiers. Visiblement, on peut se demander si c’est la bonne recette qui nous est servie ici. Sinon, il manque quelques ingrédients.

Ça n’empêche pas des jeunes femmes et hommes désabusés ou endoctrinés de partir et joindre les rangs d’un état criminel. Nos forces de sécurité ne peuvent être partout et l’ajout de nouveaux moyens de surveillance ou de dissuasion ne pourra pas stopper cet exode. Pas tout de suite on pourrait ajouter.

La solution est toute autre et n’a pas encore été identifiée à ce qu’il me semble. Le temps presse cependant. Parce que pendant que vous me lisez sur internet, d’autres jeunes près de chez s’abreuvent de discours à saveur djihadistes et sont sur le point de partir. On les laisse aller au feu où on les garde à la maison, avec nous ? Et si oui, comment ? C’est l’affaire de la police où d’une société ?