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Des gardiens à redouter

Canadiens c Blue Jackets
Photo d’archives Agence QMI, Pierre-Paul Poulin Sérieux candidat au trophée Hart, Carey Price aimerait sûrement aussi mettre la main sur la coupe Stanley.

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Depuis quelques saisons, l’Association de l’Ouest domine dans la Ligue nationale. Les meilleures équipes logent à cette enseigne. Quatre des cinq dernières coupes ont été remportées par des patineurs de l’Ouest.

Cette saison encore, la coupe Stanley peut se retrouver plus proche des plages du Pacifique que de l’Atlantique.

Ce qui pourrait mêler les cartes toutefois, c’est l’excellence de quelques gardiens dans l’Est en débutant par Carey Price, du Canadien. Il appartient à l’élite et affirmer le contraire équivaut à s’enfouir la tête dans le sable. Ce n’est pas sans raison que nombre d’experts dans le circuit classent Price parmi les trois plus sérieux aspirants au trophée Hart remis au joueur le plus utile à son équipe.

Rares sont les gardiens qui gagnent ce trophée; José Théodore fut le dernier en 2002. Patrick Roy se classait également parmi les favoris.

Outre ses statistiques reluisantes, Price a éclipsé un record d’équipe établi par Rogatien Vachon et datant de 1969. Il a remporté neuf parties d’affilée à l’étranger lors de la victoire contre Saint-Louis. Une réussite sans éclat. «Pourtant, m’a rappelé un dépisteur, des gardiens-vedettes ont défendu le filet du Tricolore entre Vachon et Price. Pensez à Patrick Roy et Ken Dryden, des membres du Temple de la renommée du hockey et des vainqueurs de la coupe Stanley dans l’uniforme du Tricolore.

Pour un, Dryden a évolué avec des formations légendaires à Montréal. Elles ont écrit l’histoire. Il a soulevé la coupe quatre fois d’affilée au printemps de 1975 à 1979. Une défensive exceptionnelle se dressait devant Dryden. Pour sa part, Roy a été l’un des artisans des championnats de 1986 et 1993.

Cette saison, sans Price, le Canadien ne logerait pas au deuxième rang du cumulatif de la LNH.

Le héros des Pens

À Pittsburgh, les joueurs des Penguins saluent unanimement la saison de Marc-André Fleury. Ils font mousser sa candidature pour le trophée Hart. Les statistiques de l’équipe sont toutefois moins ronflantes que celles du Canadien.

«Je me demande si nous ne lutterions pas pour le quatrième as sans ses prouesses, a commenté l’attaquant Chris Kunitz. Marc-André nous a tellement gagné de parties à lui seul. Il n’est pas juste bon lorsque nous détenons l’avance, mais il excelle quand la partie se trouve à la portée des deux équipes. Il nous inspire confiance et l’adversaire sait qu’il peut multiplier les miracles en 60 minutes.»

Fleury ne jouit pas de la réputation la plus solide dans les éliminatoires. Néanmoins, il a remporté la coupe en une occasion contre les Red Wings de Detroit.

Prise deux pour Halak

Les Islanders de New York constituent toute une surprise cette saison. Le gardien Jaroslav Halak ne possède toutefois pas l’étiquette de gagnant potentiel du trophée Hart. Cet honneur, John Tavares le mériterait avant lui.

Les fans du Canadien se souviennent toutefois qu’il est en mesure de gagner de gros matchs au printemps. «Il l’a fait une fois, pourquoi pas deux?» se questionne le défenseur Nick Leddy. Comme d’autres joueurs des Blackhawks de Chicago, son ancienne équipe, il a vu Halak frustrer les Capitals et les Penguins dans l’uniforme des Glorieux.

Tout devient une question de confiance. «Il suffit d’un départ sur les chapeaux de roues en première ronde et un gardien devient imbattable.»

Les voisins des Islanders, les Rangers, misent toujours sur le vétéran Henrik Lundqvist. Il tient ses promesses. Riches de leur expérience en finale de la coupe Stanley, les Rangers peuvent être difficiles à vaincre dans les séries.

Que ce soit avec Price, Fleury, Halak et Lunqvist, ces équipes ne sont pas aussi redoutables sans leurs portiers titulaires. Un seul d’entre eux a remporté la coupe Stanley. Le gros trophée manque le plus à Price pour atteindre un seuil de respectabilité dont on ne pourra plus douter.

 

Brèves

Disons que…

Pas facile la carrière de boxeur au Québec. L’adversaire ne fait jamais l’affaire d’un lot d’amateurs. À la boxe, il faudrait toujours que deux champions du monde se battent. À ce que je sache, le Canadien n’affronte pas toujours des équipes qui gagneront la coupe Stanley au printemps. Sakio Bika a perdu ses deux derniers combats contre Anthony Dirrell, décision partagée et décision unanime. Pour Adonis Stevenson, ce combat contre Bika en est un pour garder la forme en attendant le résultat de celui entre Jean Pascal et Sergey Kovalev. Et après ce gala du 4 avril au Colisée, il faudra attendre l’ouverture du nouvel amphithéâtre pour revoir de la boxe dans la capitale.

Marc Bergevin n’hésite pas à échanger des joueurs qui ont été des choix élevés au repêchage, mais j’ose croire fausse la rumeur voulant que le dg du Canadien ait envisagé de refiler le gros ailier Michael McCarron aux Oilers d’Edmonton contre le vétéran défenseur Zbynek Michalek, des Coyotes. De gros attaquants comme McCarron mettent généralement plus de temps à se développer.

À l’automne, on applaudissait très fort la venue de Pierre-Alexandre Parenteau à Montréal. On le voyait comme l’ailier du premier trio. Une chance qu’il a marqué quelques buts en fusillade. Il n’a pas été plus utile au Canadien que Daniel Brière à l’Avalanche.