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Deux minivilles sur la Rive-Sud

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Nous voilà maintenant à plein dans l’ère du développement durable et de la réingénierie du transport en commun. L’étalement urbain des cinquante dernières années se fait maintenant sentir régulièrement sur nos routes en plus de commencer à brimer la qualité de vie des gens.

Alors que les promoteurs et les grands penseurs d’aujourd’hui se penchent sur ce que devrait être le développement de demain, deux cas types se pointent à l’horizon sur la Rive-Sud de Québec.

Le secteur ouest de Lévis, plus précisément l’entrée des ponts à St-Romuald et la route 116 à St-Nicolas, se développera de façon importante avec la création de deux nouveaux milieux de vie. En effet, deux développements majeurs y verront le jour. J’irais même jusqu’à dire deux nouvelles cités dans la cité!

La chance de laisser sa marque

Près des ponts, dans le Carrefour St-Romuald, où l’on retrouve Costco et Latulippe, une parcelle de terrain de plus d’un million de pieds carrés est vouée à un usage résidentiel et comptera une quinzaine de bâtiments totalisant quelque 750 unités locatives et de condos.

Quant au deuxième développement, il concerne le site de l’ancien Ciné-parc qui possède également plus d’un million de pieds carrés. Immostar désire y ériger plus de 500 unités locatives, un parc et des espaces verts dans le but d’y attirer la nouvelle génération qui recherche les endroits où sont jumelés les grands espaces publics, le sentiment d’appartenance et de communauté, les sentiers pédestres, une offre diversifiée au niveau de l’habitation et la proximité avec les ponts.

Quelle opportunité de réaliser tous les beaux rêves de nos leaders immobiliers et de mettre à exécution les nouvelles mesures de développement tant souhaitées par les experts et les autorités municipales.

Les deux promoteurs ont entre les mains un véritable laboratoire, voire même un terrain de jeux afin de tester les paramètres et mettre en place certaines caractéristiques du modèle scandinave tout en les assimilant au contexte de Québec.

L’envers de la médaille, c’est l’impact sur le transport. Plus de 1250 nouvelles unités de nos jours, ça peut représenter près de 2000 voitures. Lorsqu’on additionne les 5000 à 6000 futurs occupants du projet Le Phare sis de l’autre côté du fleuve, on peut être porté à se creuser les méninges afin de figurer comment tout ça va s’assimiler dans la vie de tous les jours.