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Jean-Marc Vallée, réalisateur mélomane

Le cinéaste québécois ne s’est pas fait prier pour discuter de sa grande passion, la musique, et de cinéma.
Photo Agence QMI, Joel Lemay Le cinéaste québécois ne s’est pas fait prier pour discuter de sa grande passion, la musique, et de cinéma.

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Après Marc Labrèche, Xavier Dolan et Denis Côté, Jean-Marc Vallée a conclu hier la série des leçons de cinéma des Rendez-vous du cinéma québécois. Le réalisateur de C.R.A.Z.Y. et de Dallas Buyers Club a abordé son métier de cinéaste à travers la musique, la grande passion de sa vie.

Il ne s’en est jamais caché. Pour lui, le 7e art commence toujours par la musique. Il est d’ailleurs arrivé à la Cinémathèque de Montréal avec son iPod à la main. Sur la scène, il a débuté par une ambiance musicale, un extrait entendu dans le film Café de Flore sorti en 2011.

«J’aime la musique, a-t-il dit à un public venu nombreux. C’est mon dada. Le cinéma n’arrive pas à créer le sentiment que je ressens quand j’assiste à un concert rock. Communier avec une foule composée de milliers de personnes qui est là pour écouter des sons me procure un sentiment magique.»

Très à l’aise, Jean-Marc Vallée n’a pas eu de discours formaté. Au contraire, il a offert une formule décontractée où le public pouvait poser des questions. «On peut parler de réalisation, de scénarisation, de montage ou de la peur de l’engagement sentimental», a-t-il plaisanté.

Mais la musique, encore, a pris le dessus. Le réalisateur de 52 ans a expliqué comment son processus de création est intimement lié aux chansons. Elles nourrissent littéralement sa filmographie.

«J’ai grandi avec le rock. Je suis un peu comme le personnage de Zach dans C.R.A.Z.Y. magnifiquement interprété par Marc-André Grondin, je suis porté par le rock.»

Anecdotes de tournages

Le cinéaste a également raconté, non sans humour et quelques blagues bien lancées, ses aventures cinématographiques. Il a expliqué les complications qui peuvent survenir lors des tournages américains.

«J’aimerais tellement ça, être seul avec mes acteurs, a-t-il précisé. Mais faut croire que c’est impossible. Alors je fais avec et je mets de l’eau dans mon vin.»

Jean-Marc Vallée a partagé son admiration qu’il a pour ses comédiens. «Ce sont des bibittes. Ils sont la matière première de mes films. C’est jouissif de les voir aller.»

Le cinéaste avoue «triper» sur les thèmes qui sortent des sentiers battus et sur les personnages hors du commun. «J’aime ceux qui disent “fuck you” au système. Je veux des battants avec des défauts, car c’est correct d’avoir des défauts.»

Il a également confié ses relations de travail avec les grosses vedettes américaines. Il a livré une confidence étonnante sur Jared Leto qui incarne un transsexuel dans Dallas Buyers Club, rôle pour lequel le comédien a reçu un Oscar.

«Il était toujours habillé en femme. Même pendant l’audition, il était maquillé et portait une perruque. Il m’a “cruisé”. Faut dire que cela a marché puisqu’il a eu la job», a-t-il déclaré sous les rires de l’assistance.

Ensuite, Jean-Marc Vallée a dévoilé un de ses nouveaux projets. «J’aimerais adapter pour le grand écran le roman québécois Du bon usage des étoiles de l’auteure Dominique Fortier. Un film d’aventure ancré en 1840. Ce sera un film d’aventure et surtout une histoire d’amour.»