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Couillard mise sur la science, mais n’investira pas plus

Couillard mise sur la science, mais n’investira pas plus
Photo les archives, Simon Clark

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BORDEAUX – Le Québec va faire sa «révolution numérique» en partenariat avec la France et appuiera sa croissance économique sur ses universités, dit Philippe Couillard, qui n’a pas l’intention d’investir davantage en éducation supérieure.

«Je veux qu’on engage le Québec dans cette révolution, et je veux qu’on le fasse en alliance francophone. On veut créer un plateau commun de jeunes entrepreneurs», a lancé le premier ministre lors d’une conférence commune avec le maire de Bordeaux et «ami du Québec» Alain Juppé.

Le premier ministre s’inspire du «French Tech», un accélérateur de croissance pour les petites entreprises dans le domaine du numérique. «On trouvera une autre façon de le dire», a-t-il ajouté à la blague.

Pour faire cette révolution, M. Couillard estime que «l’engagement dans la société des hommes et femmes de science est absolument essentiel.» Il croit d’ailleurs que les universités doivent agir comme incubateurs et cite le modèle de l’Institut national d’optique de Québec. «On veut transformer cette science en entreprises et en emploi», a expliqué M. Couillard.

Par ailleurs, le premier ministre, que le discours «pessimiste» rend «impatient», ne veut pas entendre parler de sous-financement des universités. «Les interprétations diffèrent», a noté M. Couillard.

«Je crois qu’on a un système universitaire de très grande qualité. Mais là comme ailleurs, on ne bâtit pas la réalité sur l’illusion. On ne bâtit pas la croissance et la permanence des services publics, incluant l’éducation supérieure, sur des finances publiques déréglées et un endettement hors de contrôle», a-t-il ajouté.

Pour combattre la morosité qui s’est installée au Québec, qui vit une période d’austérité budgétaire, M. Couillard veut maintenant «développer un discours optimiste, un discours de réalité avec la population.»

«Je ne veux pas entendre de discours de déclin et de morosité», a-t-il expliqué, ajoutant que «la rigueur budgétaire, elle, ne disparaîtra pas».

M. Couillard a profité de son passage à Bordeaux pour visiter un incubateur d’entreprises numériques et l’Institut d’optique d’Aquitaine.

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