/lifestyle/food
Navigation

Hiver parfait pour le cidre de glace

cidre de glace
Photo Courtoisie, Josée Hamelin Le producteur Hugo Poliquin se réjouit des conditions optimales.

Coup d'oeil sur cet article

MONT-SAINT-HILAIRE | Pendant que les Québécois pestaient contre le froid, les producteurs de cidre de glace, eux, se réjouissaient que l’hiver leur apporte enfin une météo propice à la fabrication de leur délicat produit.

«Cet hiver, il y a eu du froid constant, sans le moindre redoux, explique le propriétaire de la Cidrerie Michel Jodoin. C’est bon autant pour les pommes cueillies dans les arbres en décembre [cryoextraction] que pour le concentré refroidi à l’extérieur [cryoconcentration].»

Selon le producteur de cidre, il faut idéalement de deux à trois semaines de froid continu pour que le cidre développe ses arômes. Avec plusieurs mois de froid sans redoux cette année, on parle vraiment de conditions optimales.

Sa cidrerie, située à Rougemont, produit environ 5000 bouteilles de cidre de glace par an. La Montérégie est un véritable château fort de la production du cidre de glace. La moitié de la cinquantaine de cidreries québécoises sont situées dans cette région.

Des cidres plus sucrés

Située au pied du mont Saint-Hilaire, la Cidrerie Cryo se réjouit aussi de l’hiver très froid que les Québécois ont vécu en janvier et février. Ce qu’il faut éviter à tout prix, ce sont les hivers en dents de scie, comme ceux des dernières années, indique son propriétaire, Hugo Poliquin, qui produit environ 8000 bouteilles par an.

«Comme nous avons eu un froid soutenu sur une longue période, on s’attend à ce que le sirop de la pomme soit plus concentré et les cidres plus riches en sucre», a-t-il dit.

Au Québec, 90 % de la production se fait à partir de jus congelé à l’extérieur et 10 % avec des pommes gelées dans l’arbre. On ne permet ni la congélation artificielle ni l’ajout de sucre.

Un alcool mature

Pour Hugo Poliquin, le cidre de glace est le seul alcool québécois à avoir atteint sa maturité. «C’est un produit qui est exportable et qu’on peut aller défendre sans complexes sur la scène internationale.»

Après le sirop d’érable, il croit que le cidre de glace sera le produit identitaire qu’on offrira dorénavant en cadeau à l’étranger ou à des amis en visite au Québec. La preuve: même Barack Obama en a bu lors de sa première visite officielle au Canada.

Le cidre de glace en chiffres

  • Il faut de quatre à cinq fois plus de pommes pour faire du cidre de glace que pour faire du cidre normal.
  • On compte environ 50 producteurs de cidre de glace au Québec.
  • 400 000 bouteilles ont été vendues l’an dernier à la SAQ.
  • On l’exporte dans 50 pays.
  • Des ventes de 5,7 millions $ à la SAQ en 2013.

Source: Les Cidriculteurs artisans du Québec (cidreduquebec.com)