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Un jour sur l’île de Terre-de-Bas

La plage de Grande Anse à Terre-de-Bas.
Photo courtoisie, Paul Simier

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TERRE-DE-BAS, Les Saintes (Guadeloupe) | Des deux îles habitées de l’archipel, celle-ci est la plus paisible, la plus secrète aussi. Les visiteurs sont portés à s’y déplacer presque sur la pointe de pieds, comme pour respecter la tranquillité du millier de résidants.

Une échancrure orientée vers le sud, protégée d’un côté par la pointe du Fer à cheval, de l’autre par le morne à Coq, abrite les quelques bateaux de pêche de l’île.

C’est là qu’accostent les traversiers, les uns venant de Trois-Rivières avant de gagner Terre-de-Haut, l’autre assurant la navette entre les deux îles. Des taxis collectifs attendent les arrivants à chaque mouvement de bateau.

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Le port de Terre-de-Bas.
Photo courtoisie, Paul Simier
Le port de Terre-de-Bas.

Aux abords du port, juste quelques commerces. Tous les îliens se connaissent forcément. Ils vous saluent avec le sourire et vous accueillent fort gentiment.

La population de Terre-de-Bas se trouve regroupée dans deux bourgs, l’un à Petites Anses, où se situent tous les services municipaux, l’autre à Grande Anse.

La plupart des visiteurs, voulant échapper à l’affluence qui caractérise en saison l’île de Terre-de-Haut, viennent ici pour la journée. Les amateurs de baignade mettent pour la plupart le cap sur la belle plage de Grande Anse. Certains, en quête d’une parfaite tranquillité, choisissent celle de Grande Baie, non loin du port.

D’autres visiteurs optent pour une découverte de l’île par les sentiers de randonnée. Le plus facile et le plus accessible, le sentier des pélicans longe la côte est, du côté de Grande Baie.

L’ancienne poterie du XVIIIe installée dans ce secteur constitue un élément historique d’un grand intérêt d’autant plus qu’elle est unique dans les Antilles françaises. C’est là en effet que durant l’âge d’or du sucre de la période esclavagiste, on produisait les moules servant à fabriquer les pains de sucre et les pots destinés à recueillir la mélasse qui en suintait.

 

Un iguane vert de Terre-de-Bas.
Le port de Terre-de-Bas.
Photo courtoisie, Paul Simier
Le port de Terre-de-Bas.

Nature sauvage

Un autre sentier, plus long et plus ardu, permet de découvrir la nature sauvage de Terre-de-Bas. L’île, qui a abrité des plantations de coton, a eu recours jadis à une main-d’œuvre d’esclaves d’origine africaine. Cela explique la différence de peuplement entre les deux îles.

Au contraire, Terre-de-Haut, île à la terre aride n’ayant pas de cultures industrielles, servait de lieu de garnison et d’escale aux forces françaises, ce qui explique sa population essentiellement blanche.

En matière de faune, Terre-de-Bas abrite un iguane vert, bien différent de l’iguane gris que l’on peut observer dans l’île voisine. Peu farouche, cet animal à l’allure préhistorique fréquente les jardins et cohabite facilement avec la volaille.

Les bonnes tables, offrant du poisson frais et de la langouste, justifient aussi le déplacement à Terre-de-Bas. Deux de celles-ci, tenues par des Antillais, se situent du côté de Grande Anse. L’autre, le Soleil La, où œuvre un sympathique couple de Bretons, se trouve près de Grande Baie.

Mais Terre-de-Bas change. Ayant découvert leur paradis tropical, les touristes sont portés à faire construire une résidence secondaire à flanc de morne, face à la mer. Les loueurs de véhicules motorisés commencent à s’installer.

Lors de mes séjours dans l’archipel, je ne manque jamais d’aller à Terre-de-Bas.

Lors de notre dernière visite, alors que nous pressions le pas vers le port à l’heure du départ du dernier traversier, une auto s’est arrêtée spontanément pour nous embarquer...


REPÈRES

  • Dans l’archipel guadeloupéen des Saintes, Terre-de-Bas, l’une des deux îles habitées avec Terre-de-Haut, est desservie plusieurs fois par jour au départ de Trois-Rivières par deux compagnies. Le trajet dure une trentaine de minutes.
  • Une navette assure le service (environ 20 minutes) entre Terre-de-Haut et Terre-de-Bas plusieurs fois par jour.
  • Terre-de-Bas ne possède aucun hôtel. Des gîtes et des maisons d’hôtes sont disponibles.
  • Les autos sont rares sur l’île. 
  • La visite se fait à pied ou en minibus.
  • Air Transat, durant la saison hivernale, ainsi que Air Canada desservent la Guadeloupe au départ de Montréal.
  • Infos: www.lesilesdeguadeloupe.com; www.terredebas.com