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Des millions grâce aux radars photo

Avec une somme record accumulée, le gouvernement pourra acquérir ses 37 nouveaux appareils

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Les revenus du Fonds de la sécurité routière explosent, si bien qu’ils ont plus que doublé cette année grâce aux sept nouveaux radars photo mobiles installés l’automne dernier au Québec.

Les coffres du Fonds de la sécurité routière sont bien garnis. Habituellement, les recettes annuelles du fonds varient entre 7 M$ et 9 M$.

Mais, depuis l’installation des sept nouveaux radars photo mobiles en 2014, dont trois dans la région de la Capitale-Nationale, les revenus du Fonds ont plus que doublé, passant à 18 M$ pour l’année 2014-2015. Et, il reste encore trois mois avant la fin de l’année comptable.

Depuis août 2009, si vous passez devant un cinémomètre en conduisant à une vitesse plus élevée que la limite permise, vous recevez un constat d’infraction par la poste.

L’argent amassé grâce aux amendes sert ensuite à remplir le Fonds de la sécurité routière. Il s’agit d’un fonds qui s’autofinance, car le gouvernement n’y injecte plus d’argent depuis sa création.

« Bullshit »

«Je pense qu’ils font un peu plus d’argent à cause de ceux qui sont placés dans des trappes à tickets et dans les zones de construction où les amendes sont doublées. Ils vont nous parler de sécurité, mais c’est de la bullshit», soutient Karl Hamel, le président de Québec Ticket, présumant que seulement quelques machines sont rentables et critiquant les coûts d’un tel programme.

«Il ne faut pas oublier qu’ultimement les contraventions sont données par un policier dans un centre de traitement. Donc, le traitement, l’entretien des radars photo, tout ça, c’est dispendieux».

D’ailleurs, Le Journal a aussi mis la main sur les dépenses annuelles du fonds qui sert presque exclusivement à l’entretien des radars photo, a confirmé le ministère des Transports.

Depuis l’installation des premiers systèmes photographiques, les dépenses ont elles aussi doublé en cinq ans, passant de 4 M$ à 8 M$. Or, le programme a déjà coûté 39 M$.

Néanmoins, les coffres sont encore bien remplis et le ministère a confirmé «qu’une partie des fonds servira également lors de la phase 2 du déploiement des radars photo». En effet, le Ministère doit faire l’acquisition de 37 nouveaux appareils afin de les déployer à plus grande échelle.

Améliorer la sécurité

De son côté, le président de la table de la sécurité routière, Jean-Marie de Koninck, croit que les montants accumulés prouvent que le programme a permis d’améliorer la sécurité routière. «Le nombre de radars photo a augmenté, alors c’est normal que les revenus aient augmenté», dit-il.