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Greenpeace comparée à «des terroristes»

Le maire Hébert craint que l’organisation ne s’attaque à l’usine de sa localité

L’usine Résolu de Dolbeau pourrait potentiellement être la prochaine cible de Greenpeace selon le maire Richard Hébert.
Photo d’archives L’usine Résolu de Dolbeau pourrait potentiellement être la prochaine cible de Greenpeace selon le maire Richard Hébert.

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Richard Hébert, le maire Dolbeau-Mistassini, traite Greenpeace de «terroristes environnementaux et d’idéologues de bas niveau» et met en doute les intentions réelles des dirigeants de Greenpeace.

«Leur but serait-il de la vengeance? Leurs actions risquent de fermer des régions. Je demeure très préoccupé par ce qui se passe, explique Richard Hébert.

«Peut-être vont-ils poser des gestes avec comme objectif de fermer l’usine de Dolbeau».

Du même coup, il décoche des tirs à l’endroit du gouvernement Couillard en se questionnant sur les résultats des négociations en cours afin que PFR recouvre sa certification environnementale FSC du Lac-Saint-Jean.

«Comment se fait-il qu’on assiste encore à une fermeture cette semaine à Alma. Est-ce qu’ils font des efforts suffisants pour résoudre les problèmes de certification. Le 18 juin, au sommet économique régional, je vais sûrement interpeller le gouvernement et livrer mon opinion sur ce qui se passe».

Mise en garde

Richard Hébert, Maire de 
Dolbeau-Mistassini
photo d'archives
Richard Hébert, Maire de Dolbeau-Mistassini

Le maire de Dolbeau-Mistassini reste prudent et nuance ses craintes quand on lui demande s’il a des signes précurseurs d’une possible manœuvre de Greenpeace.

«Je n’ai pas eu de rumeurs à cet effet. On se souviendra cependant, il y a quelques mois, d’une information voulant que Greenpeace ait communiqué avec Canadian Tire pour les inviter à ne plus utiliser du papier dont la matière première provient de la papetière de Dolbeau».

«Pour le moment, on surveille la situation de près. Greenpeace invite les entreprises à ne plus utiliser de produits qui proviennent de la forêt boréale. C’est grave. Il faut se rappeler que la forêt boréale c’est celle du Saguenay-Lac-Saint-Jean. S’ils réussissent par leurs stratagèmes à décourager d’autres clients, c’est toute la région qui va en souffrir».

Comme un spectre

Richard Hébert rappelle qu’il avait été difficile en 2012 de redémarrer cette usine qui avait cessé ses opérations le 20 juin 2009.

«On est très préoccupé dans la MRC Maria-Chapdelaine. La forêt fait vivre des gens depuis des centaines d’années. J’espère que Greenpeace va cesser d’attaquer cette industrie pour que l’on conserve nos emplois. J’ai beaucoup de peine pour les 85 employés de la papetière d’Alma qui viennent de perdre leur emploi».

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