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Un mystère pour la science

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LOMA LINDA- Loma Linda, oasis de longévité située au cœur du berceau du fastfood américain, est une anomalie qui fascine la communauté scientifique depuis près de 60 ans.

La vitalité des citoyens de cette petite localité californienne, où près de la moitié des gens sont membres de l’Église adventiste du septième jour, est proverbiale.

Par exemple, le taux de mortalité due à un cancer est 60 % moins élevé chez les hommes adventistes et 76 % moins élevé chez les femmes adventistes.

«Quand on étudie les adventistes, on observe qu'ils meurent des mêmes maladies que le reste des Nord-Américains, mais 7 à 10 ans plus tard», remarque le Dr Larry Beeson de l'Université Loma Linda.

Dr Beeson est impliqué dans la recherche sur la santé des adventistes depuis les années 70.

«Ils forment un groupe idéal pour la recherche puisqu’ils ne fument pas, ne boivent pas d’alcool et ne mangent pas de viande ou très peu. Ils ont ce régime de vie depuis la naissance», dit-il.

Et ils forment une communauté tissée serrée. Au niveau psychologique, on a montré que les gens qui avaient le plus grand soutien social étaient en meilleure santé.

«Si une personne vit isolée, la mortalité est accélérée», conclut le Dr Beeson.

60 ans de recherche

L’Université Loma Linda est plongée dans les recherches sur la longévité de cette population depuis 1958.

Cette vaste étude sur la santé des adventistes étudie le régime de vie de près de 96 000 adventistes aux États-Unis et au Canada, dont 93 centenaires et des milliers de personnes de 90 ans et plus.

Le plus vieux candidat parmi les sujets de l’étude ­est mort à l'âge de 114 ans.


Une population scrutée à la loupe

Depuis des décennies les chercheurs tentent de percer le mystère de la longévité des citoyens de Loma Linda. Voici les grandes lignes de ce qu’ils ont découvert à date:

  • Les adventistes qui consomment des noix cinq fois par semaine courrent deux fois moins de risques d'avoir des maladies du coeur et vivent deux ans de plus que ceux qui n'en mangent pas.
  • Les hommes qui mangent beaucoup de tomates réduisent leur risque de cancer de la prostate de 40%.
  • Boire du lait de soja plus d'une fois par jour peut réduire le risque de cancer de la prostate de 70%.
  • La réduction de la consommation de viande rouge a été associée à une diminution de cancer du côlon.
  • Les hommes et femmes adventistes de plus de 55 ans pèsent 30 livres de moins que les non-végétariens de la même grandeur.
  • Une consommation élevée de légumes verts cuits, de riz brun, de légumineuses et de fruits secs est liée à une diminution du risque de polypes du côlon, un précurseur au cancer du côlon.
  • L'étude a observé que les hommes qui buvaient cinq ou six verres d'eau par jour avaient 60 à 70% moins de crises cardiaques fatales, par rapport à ceux qui buvaient beaucoup moins.

Des trucs utiles

Quelques trucs pour vivre plus longtemps selon le livre La Zone Bleue : des leçons pour vivre plus longtemps de la part de personnes qui ont vécu plus longtemps .

  • Réduire le stress. Chaque samedi, les adventistes passent la journée en famille et ne travaillent pas.
  • Maintenir un indice de masse corporelle (IMC) sain.
  • Faire de l'exercice modéré régulièrement
  • Bien choisir ses amis. Sont-ils pantouflards ou cyclistes?
  • Manger des noix plutôt que des chips
  • Manger des légumineuses, du soja et des lentilles, c’est la pierre angulaire de la plupart des régimes centenaires.
  • Manger de la viande avec modération: consommer des fruits, légumes et des grains entiers protègent contre plusieurs types de cancers.
  • Manger léger le soir
  • S’arrêter de manger quand l’estomac est à 80 % plein, comme font les Japonais d’Okinawa.
  • Boire beaucoup d'eau (5 à 6 verres par jour)
  • Boire du vin rouge avec modération
  • Donner au suivant. Faire du bénévolat aide à prévenir la dépression.
  • Être religieux et pratiquant ajouterait entre 4 et 14 ans à l’espérance de vie.
  • Connaître sa raison d’être et se lever avec un but à atteindre chaque jour peuvent ajouter jusqu’à sept ans à l’espérance de vie.
Herb Wiles, 104 ans
Comment approche-t-on la vie à 104 ans? «Je suis plus limité physiquement, mais dans mon cœur et dans ma tête, je suis très actif. Je viens de finir de lire un livre, j'écoute les nouvelles, je prie et je garde mon sens de l'humour, c'est impératif à la vie», dit Herb Wiles, qui est né en 1911, en Angleterre.
Il a conduit sa voiture jusqu’à 102 ans et vit toujours dans sa maison, remplie de photos de ses nombreux descendants avec comme seul compagnon, son chat Kit Kat. Son téléphone ne dérougit pas d'amis qui veulent prendre de ses nouvelles. 
M. Wiles est végétarien depuis la mi-trentaine. «Je mange un petit bout de dinde à l'Action de grâce», avoue-t-il.
Photo Le Journal de Montréal, Marie-Joëlle Parent
Comment approche-t-on la vie à 104 ans? «Je suis plus limité physiquement, mais dans mon cœur et dans ma tête, je suis très actif. Je viens de finir de lire un livre, j'écoute les nouvelles, je prie et je garde mon sens de l'humour, c'est impératif à la vie», dit Herb Wiles, qui est né en 1911, en Angleterre. Il a conduit sa voiture jusqu’à 102 ans et vit toujours dans sa maison, remplie de photos de ses nombreux descendants avec comme seul compagnon, son chat Kit Kat. Son téléphone ne dérougit pas d'amis qui veulent prendre de ses nouvelles. M. Wiles est végétarien depuis la mi-trentaine. «Je mange un petit bout de dinde à l'Action de grâce», avoue-t-il.
 
Frances Larson Nicholas, 100 ans
Frances Larson Nicholas sera centenaire le 24 mars. «Je n'aurais jamais pensé me rendre à 100 ans! J'ai conduit jusqu'à l'âge de 96 ans. J'ai toujours essayé de vivre en harmonie. Un peu de poulet et de viande rouge, mais surtout des légumes. J'ai toujours pris soin de moi, mais j'ai aussi mes mauvaises habitudes, j'aime les bonbons! J'ai toujours eu un sens de l'humour, c'est plus facile de vivre quand on est optimiste. C'est un choix d'être en santé. Tous mes frères et sœurs avaient plus de 90 ans quand ils sont décédés».
Photo Le Journal de Montréal, Marie-Joëlle Parent
Frances Larson Nicholas sera centenaire le 24 mars. «Je n'aurais jamais pensé me rendre à 100 ans! J'ai conduit jusqu'à l'âge de 96 ans. J'ai toujours essayé de vivre en harmonie. Un peu de poulet et de viande rouge, mais surtout des légumes. J'ai toujours pris soin de moi, mais j'ai aussi mes mauvaises habitudes, j'aime les bonbons! J'ai toujours eu un sens de l'humour, c'est plus facile de vivre quand on est optimiste. C'est un choix d'être en santé. Tous mes frères et sœurs avaient plus de 90 ans quand ils sont décédés».
 
Helen Dalgleish, 91 ans
«De l'air pur, de l'exercice, un jour de repos par semaine, la foi en Dieu et traiter les gens comme on voudrait être traité». Voici les secrets de la longévité selon Helen Dalgleish. À 91 ans, elle peint toujours. «Je suis une enfant de la grande dépression, on a toujours mangé des aliments simples qu'on faisait pousser nous-mêmes. Elle garde son cerveau actif en faisant l'arbre généalogique de sa famille.
Photo Le Journal de Montréal, Marie-Joëlle Parent
«De l'air pur, de l'exercice, un jour de repos par semaine, la foi en Dieu et traiter les gens comme on voudrait être traité». Voici les secrets de la longévité selon Helen Dalgleish. À 91 ans, elle peint toujours. «Je suis une enfant de la grande dépression, on a toujours mangé des aliments simples qu'on faisait pousser nous-mêmes. Elle garde son cerveau actif en faisant l'arbre généalogique de sa famille.
 
Arlene, 100 ans
«Je mange un peu de poisson, jamais d'alcool, mais un peu de café chaque jour. J'ai toujours été active. Mon mari et moi marchions beaucoup ensemble, mais il marchait plus vite que moi, je devais courir à côté de lui. Je suis veuve depuis 15 ans, mais je suis bien entourée».
Photo Le Journal de Montréal, Marie-Joëlle Parent
«Je mange un peu de poisson, jamais d'alcool, mais un peu de café chaque jour. J'ai toujours été active. Mon mari et moi marchions beaucoup ensemble, mais il marchait plus vite que moi, je devais courir à côté de lui. Je suis veuve depuis 15 ans, mais je suis bien entourée».
 
Belgrove Josiah, 87 ans, pasteur à la retraite
«La longévité dépend de la façon dont on s'occupe de notre corps, mais on doit aussi faire attention à ce qu'on donne à notre cerveau. Ça affecte le reste du corps. Je ne suis jamais allé au cinéma de ma vie!».
Photo Le Journal de Montréal, Marie-Joëlle Parent
«La longévité dépend de la façon dont on s'occupe de notre corps, mais on doit aussi faire attention à ce qu'on donne à notre cerveau. Ça affecte le reste du corps. Je ne suis jamais allé au cinéma de ma vie!».