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Ambiance différente

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Après le sprint de mercredi à Drammen et le 50 km de samedi à Oslo, la saison sera terminée. On le perçoit très bien dans l’ambiance qu’on ressent ici en Norvège.

Les derniers jours de la Coupe du monde provoquent une atmosphère complètement à l’opposé de celle du début de saison. C’est drôle de constater la différence dans nos rapports entre les athlètes de tous les pays, et ce, quatre mois seulement après que j’aie quitté le Québec.

Le stress du début...

En début de saison, le niveau de stress est toujours élevé. Les skieurs qu’on croise et qu’on retrouve après plusieurs mois regardent au sol ou nous saluent à peine. Les athlètes se sont entraînés fort durant l’entre-saison et chacun n’est jamais trop sûr de sa forme. Y a-t-il un gars ou un autre qui va surprendre cette année? Des nouveaux arrivés sur le circuit vont-ils émerger rapidement?

La tension est particulièrement palpable chez les Scandinaves. Pour eux, les premières Coupes du monde en Finlande et en Suède servent d’épreuves de sélection pour le reste de la saison. Ça contribue à augmenter la tension.

...et la relâche de la fin

Mais à la fin de l’année, l’ambiance change. La vapeur retombe, surtout après les championnats du monde qui se sont terminés le 1er mars. Tout le monde est nettement plus relaxe.

À Falun, on est sorti prendre une bière avec deux skieurs norvégiens. À Lahti, en Finlande, j’ai partagé un repas avec un Allemand et le Suisse Dario Cologna. Ensemble, on a regardé la course des femmes à la télé.

Les athlètes maîtrisent mieux leurs situations et sont beaucoup moins stressés. Dario en est un bon exemple. À un seul point de Petter Northug qui est au deuxième rang, il est encore dans le coup pour terminer dans le top 3 au classement général.

Pas de party

Il y a souvent une activité non officielle organisée quand toutes les équipes se laissent après les finales de la Coupe du monde. Mais comme il n’y a pas de finales cette année et que tout se termine à Oslo, ça ne vaudra pas la peine parce que la majorité des hommes vont déjà partir le lendemain de notre dernière course de samedi. Et il y aura déjà moins de monde puisque les sprinteurs ne viendront même pas à Oslo après l’épreuve d’aujourd’hui à Drammen.

À l’intérieur de l’équipe canadienne, on va souligner la fin de saison avec un repas dans un resto, samedi soir, quelque part à Oslo. Ça fête moins que les Français qui ont l’habitude de s’organiser un bon party quand la saison est terminée.

Mais les skieurs de fond ne sont pas reconnus pour faire la fête. Et les rares qui s’y risquent ont de la misère à se contrôler parce que c’est le seul party qu’ils s’offrent durant l’année!

- Propos recueillis par Alain Bergeron