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Greenpeace pourrait faire du tort à d'autres usines de la région

PFR
Photo les archives, Agence QMI PFR craint même que ce soit tout le bois provenant de la forêt boréale qui soit victime d'une campagne de salissage.

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L'inquiétude grandit au sujet de l'avenir des trois usines à papier de Produits forestiers Résolu au Saguenay-Lac-Saint-Jean, soit Dolbeau-Mistassini, Alma et Kénogami. La compagnie soutient être incertaine pour l'avenir de ces usines, si Greenpeace continue de faire pression sur ses clients.

«On peut bien entendre le porte-parole de Greenpeace mentionner qu'il a de la peine pour les travailleurs forestiers, entre vous et moi, il n'en a rien à cirer», affirme Karl Blackburn, porte-parole de Produits forestiers Résolu. «Les dommages qu'ils sont en train de causer dans les régions risquent d'avoir des conséquences extrêmement néfastes.»

Résolu a perdu la norme environnementale FSC. C'est pourquoi Greepeace continue de faire pression sur ses clients pour qu'ils cessent de s'y approvisionner.

Selon PFR, Best Buy a aussi subi des pressions, tout comme Canadian Tire et 3M, l'un des plus importants acheteurs de pâte au monde.

«Il faut noter que Résolu est la compagnie qui a violé le plus souvent la loi sur les forêts avec 1,2 M$ d'amende dans les 10 dernières années», réplique Nicolas Mainville, de Greenpeace.

Résolu n'a qu'à faire les efforts pour obtenir à nouveau sa certification et Greenpeace cessera de manifester.

«Faut regarder les compétiteurs de Résolu. Pensons à Arbec, Tembec, Domtar, toutes des compagnies qui se sont dotées de la certification FSC. Pourquoi sont-elles capables de maintenir leurs certificats et leurs contrats à l'international?» questionne M. Mainville.

Cette lutte entre Résolu et Greenpeace, risque aussi de profiter aux américains. Si d'autres clients menacent de quitter, PFR affirme qu'elle peut dans certains cas transférer sa production aux États-Unis.

Tremblay enragé

À Saguenay aussi, le maire est enragé contre Greenpeace: «Je m'inquiète pour toutes nos installations. Tout le monde est mou, tout le monde plie. Ah! Greepeace ne veut pas! On ne veut pas avoir d'histoire! Je leur donne un conseil Greenpeace: venez pas dans mon bureau, vous allez sortir par la fenêtre!»

Jean Tremblay joint sa voix à celle de Résolu pour que Québec mette l'organisme au pas.

«Le premier ministre devrait leur dire dehors! Ça devrait commencer comme ça et ça ferait le tour du monde. On sait ce que c'est l'environnement. On n'est pas des fous. On n'est pas intéressé à détruire nos ressources, mais à les exploiter intelligemment.»