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L’AMF avait pourtant béni EBR il y a deux semaines

DM UPAC -05
Photo les archives, Daniel Mallard.

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La firme informatique EBR, qui a vu son vice-président être arrêté par l’UPAC hier, venait tout juste de recevoir de l’Autorité des marchés financiers un certificat attestant leurs plus hauts standards en matière d’intégrité.

Plusieurs questions sont ainsi soulevées en constatant que l’UPACvient d’arrêter le vice-président d’EBR pour fraude.

Après la première frappe de l’UPAC contre EBR cet été, le gouvernement a demandé la firme d’obtenir une autorisation de l’AMF afin de continuer à contracter avec Québec.

L’AMF a octroyé ce certificat le 24 février.

Le porte-parole de l’organisaton, Sylvain Théberge, nous a répondu qu’«à la lumière des nouveaux renseignements (...), l’Autorité des marchés financiers entend réexaminer le dossier EBR».

Coiteux veut des vérifications

Le ministre Martin Coiteux a aussi demandé à l’AMF de revoir ce dossier. Par surcroît, il demande à l’ensemble des ministères et organismes de revoir les contrats données à IBM et EBR.

«J’ai demandé (...) de vérifier si les personnes qui sont impliquées dans les arrestations ce matin (hier) ont été impliquées d’une manière ou d’une autre dans ces contrats et, le cas échéant, de rapporter l’information immédiatement à l’UPAC», a-t-il dit.

L’AMF n’a pas erré en accordant une certification à EBR, selon M. Coiteux. L’AMF «a rendu sa décision dans le cadre des informations dont elle disposait.» «Étant donné la nature confidentielle des enquêtes, leur caractère très délicat, ces informations là n’étaient pas portées à l’attention de l’AMF», a expliqué M. Coiteux.

— Avec la collaboration de Charles Lecavalier, Bureau parlementaire