/opinion/blogs
Navigation

Débat PQ: Cloutier se démarque

Pierre Karl Péladeau, Alexandre Cloutier, Martine Ouellet, Bernard Drainville et Pierre Céré lors du premier débat officiel des cinq candidats à la direction du Parti québécois au Cégep de Trois-Rivières.
Photo Agence QMI, ANDREANNE LEMIRE Pierre Karl Péladeau, Alexandre Cloutier, Martine Ouellet, Bernard Drainville et Pierre Céré lors du premier débat officiel des cinq candidats à la direction du Parti québécois au Cégep de Trois-Rivières.

Coup d'oeil sur cet article

J'ai regardé ce soir la dernière heure du premier débat officiel de la course à la direction du Parti québécois .  Ce n'était certainement pas le meilleur divertissement de la soirée, mais la curiosité y était.  Les 5 candidats n'ont pas à rougir, ils étaient bien préparés et ça se sentait.  Mais à mon avis, certains se sont démarqués plus que d'autres.  Si je me fie à ce que j'ai vu et entendu, voici l'ordre dans lequel je les placerais selon leur performance.  1e: Alexandre Cloutier, 2e: Martine Ouellet, 3e: Bernard Drainville, 4e: Pierre-Karl Péladeau et 5e: Pierre Céré.  Je n'ai pas jugé les candidats sur leurs idées, mais plutôt sur leur façon de les exprimer et d'en débattre.

Évidemment, je suis très consciente que tous n'ont pas la même pression.  M. Péladeau, qui mène largement dans les sondages, a tout à perdre dans ces débats.  D'autant plus qu'il n'est pas le meilleur communicateur en ville. On sentait qu'il était nerveux et il ne répondait pas clairement aux questions de ses collègues.

Quant à Bernard Drainville, avec son passé de journaliste et étant donné qu'il est le politicien le plus expérimenté des cinq candidats, je m'attendais à ce qu'il livre un bon débat, qu'il soit solide pour défendre ses idées.  Il a été fidèle à lui-même, mais sans plus. 

Martine Ouellet gagne à être connue.  Elle maîtrise ses dossiers, elle exprime simplement mais clairement ses idées, elle est énergique et elle a le regard d'une femme qui croit en ce qu'elle dit.

Mais Alexandre Cloutier est celui qui m'a le plus impressionnée.  Il est le seul, d'après moi, qui pourrait faire descendre Pierre-Karl Péladeau dans les sondages.  Il est un excellent communicateur, il a de l'assurance, il sait défendre ses idées, il a la fougue d'un jeune premier et semble rassembleur.  C'est du moins ce qu'il prône, d'unifier les forces souverainistes pour parvenir à ses fins.

Il reste encore 4 débats avant que les péquistes fassent leur choix.  Même si la plupart des analystes disent que les jeux sont faits, on ne sait jamais.  Les prochains sondages pourraient nous surprendre.  Selon le dernier sondage Léger réalisé pour Le Devoir et le Journal de Montréal, Pierre-Karl Péladeau menait avec 63% des intentions de vote, suivi de Martine Ouellet avec 10%, 9% pour Alexandre Cloutier, 7% Bernard Drainville et Pierre Céré, 1%.

Evidemment, la côte est longue, très longue à remonter pour les 4 derniers.  Mais souvenez-vous ce qu'a dit le jeune député de Lac-St-Jean lorsqu'il a annoncé qu'il entendait briguer la succession de Pauline Marois en octobre dernier. Alexandre Cloutier a dit qu'il s'inspirait du maire de Québec,  qui était méconnu du public lors de sa première campagne à la mairie.  Régis Labeaume accusait même un retard de plus de 20 points dans les sondages sur la meneuse de l'époque, Anne Bourget.  Pourtant, lors du grand soir, il l'avait battue par plus de 26% des votes.

Alexandre Cloutier a beaucoup moins d'appuis que Pierre-Karl Péladeau mais il a des appuis de taille comme Véronique Hivon et Francois Gendron, le doyen de l'Assemblée nationale.

Dans la vie, il n'y a rien d'impossible.

*****

Vous désirez réagir à cette chronique dans nos pages Opinions? Écrivez-nous une courte lettre de 100 à 250 mots maximum à l'adresse suivante: jdm-opinions@quebecormedia.com .