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IBM et EBR dans la mire du gouvernement à la suite des arrestations de l'UPAC

Martin Coiteux
Photo les archives, Simon Clark Martin Coiteux

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Le coup de filet de l’UPAC ayant mené à l’arrestation de sept personnes dans le milieu de l’informatique force le gouvernement à revoir l’ensemble des contrats donnés aux entreprises IBM et EBR.

«J’ai demandé à l’ensemble des ministères et organismes de vérifier si les personnes qui sont impliquées dans les arrestations ce matin ont été impliquées d’une manière ou d’une autre dans ces contrats et, le cas échéant, de rapporter l’information immédiatement à l’UPAC», a expliqué mercredi le président du Conseil du trésor Martin Coiteux lors d’un point de presse conjoint avec le ministre des Finances.

À lui seul, le Centre de services partagés du Québec – le plus grand donneur d’ouvrage informatique du gouvernement – reconnaît avoir 14 contrats en cours avec EBR et 24 contrats avec IBM.

Dans le cas de EBR, il s’agit d’un revirement de situation puisque l’entreprise a reçu le sceau d’approbation de l’Autorité des marchés financiers pour obtenir des contrats publics le 24 février, il y a à peine deux semaines. Son cas avait été étudié à la suite de l’arrestation d’un de ses administrateurs, Mohamed El Khayat, pour fraude au cours de l’été.

«Je m’attends à ce que l’AMF procède à une réévaluation des dossiers de ces entreprises dans le but de s’assurer qu’elles respectent toujours les exigences élevées d’intégrité attendues d’un contractant de l’État», a dit M. Coiteux.

Pour M. Coiteux, il ne s’agit pas d’une bévue puisque le 24 février dernier, l’AMF «a rendu sa décision dans le cadre des informations dont elle disposait.» «Étant donné la nature confidentielle des enquêtes, leur caractère très délicat, ces informations là n’étaient pas portées à l’attention de l’AMF», a expliqué M. Coiteux.

Alors que l’opposition réclame depuis plusieurs mois une enquête publique sur l’attribution des contrats en informatique, Martin Coiteux estime plutôt que les arrestations menées par l’UPAC sont une bonne nouvelle et prouvent que «le système fonctionne».