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La Vieille Capitale du futur... en 1968!

Troisième lien
Photo courtoisie

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Le troisième lien entre Québec et Lévis et le prolongement de l’autoroute de la Capitale ont déjà été imaginés en 1968 dans un vaste plan de réseau autoroutier qui ne s’est réalisé qu’à moitié.

La vision de Québec en 1968
Troisième lien
Infographie, Maxime Gilbert


Plus ça change, plus c’est pareil. À l’époque, on prévoyait que la région de Québec atteindrait le million d’habitants au tournant des années 2000. Le gouvernement avait demandé à la firme d’ingénieurs Vandry et Jobin de concevoir un plan autoroutier pour la région en tenant compte de cette croissance rapide de la population.

Ce plan, souvent qualifié de «démesuré», ne s’est pas concrétisé. On déplorait aussi que ce dernier aurait outrageusement défiguré les quartiers centraux de Québec. Mais maintenant qu’on prévoit que la région atteindra un million d’habitants en 2041, selon les plus récentes prédictions publiées dans le contexte du SRB, quelques éléments imaginés par Vandry et Jobin, il y a presque 50 ans, sont plus que jamais d’actualité.

En effet, le schéma qu’ils ont dessiné prévoyait un pont suspendu entre les centres-villes de Québec et de Lévis et une autoroute de la Capitale prolongée vers l’ouest pour desservir l’aéroport et atteindre l’autoroute Charest à Saint-Augustin. En 2015, l’espoir de voir un jour un troisième lien a été réanimé par la Chambre de commerce de Lévis, et l’aéroport vient de présenter un projet «d’aérotropole» qui comprendrait le prolongement vers l’ouest de l’autoroute de la Capitale.

Une association de promoteurs immobiliers vient par ailleurs de dévoiler sa vision de la ville de Québec en 2050. Voici comment on imaginait l'an 2000, il y a 50 ans, selon le rapport Vandry-Jobin:

La 40, autoroute Métropolitaine
Troisième lien

Lorsqu’on regarde une carte du réseau autoroutier, on remarque que l’autoroute 40 plonge au sud dans la région de Saint-Augustin. Mais, dans le plan Vandry-Jobin, l’autoroute 40 continue en ligne droite pour aller rejoindre l’autoroute de la Capitale, en passant par l’aéroport. Elle aurait porté le nom d’autoroute... Métropolitaine!
 

Autoroute Duplessis différente
Troisième lien

L’actuelle route de l’Aéroport aurait été le prolongement de l’autoroute Duplessis jusqu’à l’autoroute Métropolitaine à la hauteur de l’aéroport. Mais, au sud, l’autoroute Duplessis n’aurait pas atteint les ponts. Elle aurait plutôt bifurqué vers l’est pour se terminer à la rencontre de l’autoroute Henri-IV, près du chemin des Quatre-Bourgeois.
 

Autoroute de la Falaise
Troisième lien

Le plan prévoit deux autoroutes qui n’ont jamais été construites. L’une d’elles portait le nom d’autoroute de la Falaise et aurait été l’épine dorsale du réseau, reliant le centre-ville à l’aéroport sur six voies. Elle prenait naissance à cette jonction des axes Henri-IV et Duplessis pour poursuivre sa route vers l’est. Le chemin des Quatre-Bourgeois aurait été autoroute et aurait croisé le chemin Sainte-foy pour descendre la falaise et la longer dans toute la basse-ville pour aller rejoindre l’autoroute Dufferin-Montmorency au centre-ville. C’est un peu comme si l’autoroute Charest était prolongée jusqu'à Dufferin-Montmorency, une bonne partie du chemin sous terre.
 

Autoroute Saint-Charles et troisième lien
Troisième lien

À l’endroit où l’autoroute de la Falaise devait plonger dans le cap, au nord-ouest du cégep Garneau, débutait une autre autoroute, la Saint-Charles. Cette dernière traverse le parc industriel et la rivière Saint-Charles et suit sa rive nord en passant par Vanier, et faisant le vieux Limoilou pour atteindre Beauport et traverser le fleuve vers le sud-est.
 

Double autoroute Laurentienne
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Il était prévu que l’autoroute Laurentienne se dédouble: on aurait complété la branche actuelle, mais aurait atteint la haute-ville (Salaberry et Turnbull) en croisant les autoroutes Saint-Charles et de la Falaise.
 

Les bretelles de Dufferin… utiles!
Troisième lien

Vous vous souvenez des bretelles inutilisées de l’autoroute Dufferin-Montmorency qui plongeaient dans la falaise? C’était en fait l’entrée prévue d’un tunnel qui aurait eu trois sorties: la place D’Youville, la rue D’Aiguillon et le boulevard René-Lévesque.
 

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