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Je suis Charlie (44)

[France] La une de la nouvelle édition de Charlie Hebdo
REUTERS

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Extrait de l’éditorial du dernier numéro de Charlie Hebdo :

 

« Idéalement, ce sont les musulmans eux-mêmes qui auraient dû trouver les solutions pour réformer et moderniser leur religion.

« Mais l'État est une fois de plus obligé de s'y coller, et c'est un peu la honte pour tous ces responsables religieux, incapables d'être à la hauteur des enjeux. On s'en était déjà aperçu depuis longtemps.

« En 2006, au moment du procès des caricatures, le dessin représentant le prophète avec une bombe dans le turban avait ulcéré plus que tous les autres les responsables du culte musulman en France.

« Au lieu de s'interroger pour savoir si effectivement l'islam ne pouvait pas être parfois à l'origine d'une certaine violence, ils préféraient balayer cette question d'un revers de manche en hurlant à la provocation et à la stigmatisation. Ce vocabulaire démagogique allait servir de bouée de sauvetage aux religieux musulmans de France pendant dix ans.

« Désormais, la moindre question sur les excès de l'islam devenait une « provocation », la moindre interrogation sur les dérives de certains musulmans était une « stigmatisation ». Pendant près de dix ans, les responsables du culte musulman se sont cachés derrière ces mots pour fuir la réalité d'un islam sens dessus dessous.

« L'islam est une religion de paix, l'islam est une religion de paix, l'islam est une religion de paix, l’islam est une religion de paix...» était répété en boucle pour s'interdire de penser qu'elle pouvait aussi devenir parfois une religion de guerre.

« Aujourd'hui, avec tous ces jeunes qui partent faire le djihad à l'étranger, ces manoeuvres pour regarder ailleurs ne marchent plus. L'État et les pouvoirs publics interviennent en urgence auprès de l’islam de France comme auprès d'un patient dans le déni de sa maladie et qui a toujours refusé de prendre ses comprimés... »