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Le Québec invite Harper à se rétracter

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Dans une rare unanimité, le gouvernement du Québec et les principaux partis d’opposition à l’Assemblée nationale condamnent les propos tenus par le premier ministre Harper, sur la nécessité de posséder une arme à feu en région éloignée et l’invitent à se rétracter.

«Moins il y a d’armes en circulation chez nous, le mieux, et je pense qu’une grande partie des Québécois sinon une bonne majorité des Québécois pensent la même chose», a réagi le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, à son arrivée au caucus libéral.

«Je dois avouer que j’ai été très surpris, ma vision du Canada n’est certainement pas de dire qu’il faut encourager les Canadiens et les Québécois inclus à se faire justice soi-même. Ma vision du Canada, ce n’est pas d’inviter les gens à s’armer, au contraire», déclaré de son côté le leader parlementaire libéral et ministre responsable des Affaires intergouvernementales, Jean-Marc Fournier.

Un correctif réclamé

Le ministre Fournier espère que le premier ministre du Canada apportera rapidement «un correctif» à sa déclaration, qui laisse entendre, selon lui, que les Canadiens devraient avoir le droit de se faire justice eux-mêmes.

La ministre québécoise de la Sécurité publique, Lise Thériault, n'a pas voulu se commettre à ce sujet.

«Vous comprendrez que je ne commencerai pas à commenter chacune des déclarations qui se font», a dit Mme Thériault.

«C’est clairement abusif, [...] c’est franchement ridicule et c’est clairement une façon supplémentaire, pour M. Harper, de faire plaisir à sa base militante. [...] C’est clairement l’inspiration de Georges Bush», a observé le porte-parole de l’opposition officielle en matière de sécurité publique, Pascal Bérubé.

«C’est sa façon de se distinguer pour la prochaine élection fédérale, mais au Québec on a des consensus très forts sur le contrôle des armes, a rappelé le député péquiste de Matane. [...] De parler de légitime défense, c’est un concept qui est généralement acquis, mais ce n’est pas de cette façon là qu’on va sécuriser davantage les Québécois.»

«Au Québec on a vécu le drame de Polytechnique, on est pour un registre des armes à feu, donc il faut limiter l’utilisation, puis la possession d’armes à feu, a indiqué de son côté le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault. Je pense qu’il y a un consensus au Québec pour être en désaccord avec cette position [celle de M. Harper].»

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