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Paris Match publie des photos des cadavres des auteurs des attentats de Charlie Hebdo

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Photo AFP

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PARIS - L’hebdomadaire français Paris Match a publié jeudi des photos des cadavres des frères Kouachi, auteurs de l’attentat djihadiste contre Charlie Hebdo le 7 janvier, estimant qu’il s’agissait de «photos historiques» que les «Français ont le droit de voir».

«Il faut arrêter d’infantiliser l’opinion publique, les Français ont le droit de voir ça, c’est leur drame», a déclaré à l’AFP Olivier Royant, directeur de la rédaction de Paris Match.

«Il n’est pas question de faire du sensationnalisme, a-t-il ajouté. Ce sont des documents inédits qu’on considère être des photos historiques. C’est le chapitre final de l’aventure de ces deux frères, il était important de les publier.»

Trois photos, parues dans l’hebdomadaire jeudi, montrent les dépouilles de Chérif et Saïd Kouachi, auteurs de l’attaque contre Charlie Hebdo, devant l’imprimerie du Nord-Est de Paris où ils s’étaient retranchés vendredi 9 janvier au terme de leur cavale.

Deux d’entre elles ont été publiées en noir et blanc car elles étaient «trop dures» en couleur, a expliqué mercredi Olivier Royant à l’antenne de la radio Europe 1. La troisième, en couleur, montre le corps de Chérif Kouachi, gisant sur le sol maculé de traces de sang et entouré d’experts de la gendarmerie nationale.

«Le terrorisme, c’est aussi du sang. Ce serait faux de faire croire aux gens que c’est une guerre où il n’y a que de la tôle froissée», a fait valoir Olivier Royant.

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Capture d'écran

Interrogé sur la provenance de ces photos, le directeur de la rédaction de Paris Match a répondu qu’elles avaient été «prises par quelqu’un qui n’est pas un journaliste professionnel». «Elles ne nous ont pas été fournies par la gendarmerie» et «n’appartiennent pas au dossier de l’instruction», a-t-il ajouté.

Le 7 janvier, les frères Kouachi avaient attaqué le siège de l’hebdomadaire Charlie Hebdo et tué à l’arme de guerre douze personnes.

Le lendemain, une policière municipale avait été abattue dans la banlieue sud de Paris, par un autre jihadiste, Amédy Coulibaly qui, le 9 janvier, avait pris en otage une vingtaine de personnes et tué quatre clients dans un supermarché casher.