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Il dit ne l’avoir jamais sodomisée

Guy Beaurivage
Photo Le Journal de Montréal, Josée Hamelin Guy Beaurivage

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SAINT-HYACINTHE | Un homme de 50 ans, accusé d'agression sexuelle causant des lésions sur une ancienne danseuse nue, admet avoir eu une relation sexuelle avec la présumée victime, mais affirme ne jamais l’avoir sodomisée.

Les gestes reprochés à Guy Beaurivage remontent au printemps 2009. Ils se seraient produits dans un bar de danseuses réputé pour offrir des extras et des relations sexuelles complètes à ses clients.

Lors du deuxième jour de son procès vendredi, Beaurivage a dit s’être rendu au bar pour jouer sur les appareils de vidéo-poker, qui n’étaient alors pas disponibles. Selon lui, c’est la danseuse qui aurait initié le contact. Après lui avoir payé un verre, ils se seraient rendus dans un isoloir, pour une danse avec contacts.

Une fois dans la loge, il affirme que la danseuse aurait sorti des comprimés de sa sacoche et se « serait fait une ligne». Après deux danses, la présumée victime lui aurait fait une fellation et il y aurait ensuite eu pénétration. Il a indiqué qu’elle était consentante et participait à la relation.

Hier, la présumée victime avait soutenu que l’accusé avait mis tout son poids sur elle avant de la prendre froidement par derrière, un geste qu’elle n’avait jamais consenti.

Selon la version de Guy Beaurivage, une fois la relation terminée, il lui aurait dit qu’il ne voulait plus payer d’extras mais elle se serait remise à danser pendant qu’il se masturbait. Ensuite, elle aurait perdu conscience et serait tombée.

À son réveil, elle lui aurait demandé où elle était et ce qu’elle faisait. Il lui aurait répondu : «tu es à la même place que tu étais [au bar], tu dansais et tu faisais la pute». Il mentionne qu’une altercation verbale a suivi. Il l’aurait payée pour ses services et elle serait sortie de la loge, de manière précipitée.

Ensuite, Guy Beaurivage serait allé voir des employés du bar pour leur mentionner que leur danseuse n’avait même pas pris la peine de faire le ménage de la loge.

Lorsque le portier a eu la confirmation que le paiement des services sexuels avait été effectué, l’accusé aurait quitté le bar.