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Kevin Parent livre un spectacle intime

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Dans le cadre de sa tournée Face à l’ouest, Kevin Parent a fait escale hier soir au Théâtre Outremont pour sa rentrée montréalaise. L’artiste a proposé un spectacle intimiste dans lequel il a interprété ses grands succès, mais aussi des morceaux de son nouvel album éponyme.

Accompagné de son ami et complice, le batteur Michel Roy, Kevin Parent a commencé sa prestation guitare à la main. «Ça a l’air tranquille à soir», a-t-il lancé avant d’entamer sous les applaudissements l’entraînante Father on the Go issue de son premier album certifié triple platine.

L’artiste multidisciplinaire a rapidement su mettre l’ambiance en enchaînant avec Besoin d’amour. Les rires ont fusé lorsqu’il a interprété non sans humour le titre Poppers tiré de son dernier disque Face à l’ouest sorti en juin 2014.

Un Kevin, fidèle à lui-même, décontracté, t-shirt et jean, s’est ensuite installé au piano pour chanter le morceau Quand je vieillis, un moment tendre de la soirée. Le public, conquis, en a redemandé.

Au gré des envies

Spectacle improvisé, l’artiste s’est donné toute la liberté de présenter les chansons qu’il avait envie d’interpréter. De River so Cold à la magnifique Down in Mexico, Parent a alterné entre pièces en anglais et en français.

Au gré de ses souvenirs et de ses anecdotes, Kevin Parent est revenu entre deux chansons folk et rock sur ses parcours musicaux qui ont jalonné sa vie depuis ses débuts en 1995.

Il a entamé La jasette, un titre de son tout premier album de carrière Pigeon d’argile. «Des fois, a-t-il rappelé, les vieilles chansons sont parfois à propos.»

Après un entracte soudain, 30 minutes seulement après le début du spectacle, le ténébreux Gaspésien de 42 ans est réapparu pour entonner Fréquenter l’oubli. La chanson rock aux rythmes tribaux a été reprise en cœur par le public qui a applaudi la prestation.

Sa gaspésie natale

Après avoir parlé de son grand-père et de sa Gaspésie natale, l’artiste a poursuivi en acoustique avec Face au vent, un morceau nostalgique aux relents blues qui revient sur les valeurs familiales.

L'interprète de Boomerang a offert un spectacle sans prétention mis en scène par l’acteur Serge Postigo. Un seul bémol, on en aurait demandé plus. Deux heures de musique pour 20 ans de métier, c’est décidément trop court.