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Formation RCR: Maxime Harvey croit en l’obligation

Formation RCR: Maxime Harvey croit en l’obligation
Photo d'archives

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Le directeur de Formaction d'Alma, Maxime Harvey croit que l'obligation de suivre une formation de réanimation cardiorespiratoire (RCR) pourrait sauver plus de vies.

«C’est certain que c’est difficile d’instaurer quelque chose comme ça, mais ce n’est pas par la motivation personnelle que les gens vont se faire former», affirme M. Harvey. Le groupe Formaction se spécialise dans les cours de secourisme et de techniques d’urgence. Annuellement, l'entreprise donne une formation de RCR et de défibrillation externe automatisée (DEA) à 1000 personnes.

Un faible 10%

40 000 arrêts cardiaques surviennent chaque année au pays et moins de 10% des Québécois seraient formés à la (RCR), un taux qui laisse place à beaucoup d’amélioration.

Le taux de survie d’une personne atteinte d’une crise cardiaque hors d’un milieu hospitalier est d’environ 5% au Canada. «Pourtant, le recours rapide à la RCR et à la (DEA) double les chances de survie», mentionne la gestionnaire des communications de la Fondation des maladies du cœur et de l’AVC (FMCA), Maryse Bégin.

Modèles à suivre

Certaines provinces canadiennes font meilleure figure en obligeant la formation RCR pour les étudiants du secondaire ou encore, lors de l’obtention du permis de conduire. Au Québec, quelques écoles apprennent à leurs étudiants ces techniques d’urgence, mais pas assez pour faire une différence.

La Suède est un autre modèle sur lequel le Québec pourrait s’inspirer : avec 20% de sa population au fait des techniques de respiration artificielle, le pays s’est doté du système SMS Lifesaver qui permet de localiser les volontaires formés à la RCR et de les envoyer rapidement auprès des victimes de crise cardiaque.

Pour Maxime Harvey, rendre obligatoire la formation de la RCR dans les écoles est plus complexe: «C'est difficile de changer le système et ça prend du temps, mais c'est certain que ça ne peut qu'être bénéfique.»