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Pas d’argent public pour la reprise des cours

La reprise des cours à la suite du printemps 2012 a coûté 36,8 M$ aux contribuables

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Si jamais les étudiants choisissent la grève prolongée, le gouvernement ne sortira pas 36,8 M$ des coffres publics pour la reprise des cours comme en 2012, prévient le ministre de l’Éducation, François Blais.

Autrement dit, ceux qui font la grève pourraient avoir à assumer les coûts d’une session supplémentaire.

Lors du printemps 2012, le gouvernement avait sauvé la session en permettant aux étudiants de reprendre leurs cours pendant l’été.

«En 2012, le coût de la grève a été un coût pour la sécurité, mais aussi un coût très important pour les reprises, et moi, je ne vois pas comment je pourrais priver de financement des écoles primaires et secondaires pour financer des gens qui ont décidé de se mettre à la porte de l’université», a déclaré le ministre à l’entrée du caucus libéral.

La majorité silencieuse

Le ministre de l’Éducation a invité les étudiants qui souhaitent assister à leurs cours, soit la «majorité silencieuse», selon lui, à se rendre en grand nombre aux assemblées générales pour voter contre la grève.

M. Blais a également interpellé les directions des établissements d’enseignement afin qu’elles assurent le libre accès aux classes.

Selon la Coalition avenir Québec, les directions devraient imposer des sanctions aux étudiants qui bloquent l’accès aux cours ou qui les perturbent. Un avis partagé par le ministre de l’Éducation.

De son côté, le député de Québec solidaire, Amir Khadir, a exprimé le souhait d’un nouveau printemps érable. «Tout le monde le souhaite», s’est exclamé le député de Mercier, tout en déplorant «l’intervention lourde, irréfléchie et provocatrice de la police» en 2012.

Alors que l’opposition péquiste réclame que le droit de grève des associations étudiantes soit reconnu et encadré, le ministre Blais a réitéré qu’il n’avait pas l’intention d’aller dans cette voie. «Nous ne croyons pas à ce droit-là», a laissé tomber le député libéral de Charlesbourg.

Le calme à l’Université Laval

À l’Université Laval, où la plus grande majorité des participants mouvement de contestation étudiant avait voté pour une grève d’un jour seulement, quelques cours ont été piquetés dans le calme.

Une vingtaine de grévistes plus motivés avaient passé la nuit dans leur quartier général établi lundi dans la cafétéria du pavillon De Koninck.

Par ailleurs, une publicité des carrés verts incitant les gens à composer le 911 lorsqu’il y a des lignes de piquetage devant les salles de classe a fait réagir, notamment sur les réseaux sociaux.

Ce «n’est pas vraiment la chose à faire», a signalé le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ), estimant qu’il s’agit d’un conflit de juridiction civile et qu’il appartient d’abord aux autorités universitaires d’intervenir.

- Avec la collaboration de Pierre-Olivier Fortin, Nicolas Lachance et Louis Gagné

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